La 7ème symphonie de Mahler à l’Auditorium de Lyon, un Malheur !

Ce jeudi 5 janvier 2017, l’orchestre de l’Auditorium de Lyon proposait, en partenariat avec l’orchestre du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, la 7ème symphonie de Mahler.

Une œuvre puissante

La septième symphonie de Gustav Mahler (1860-1911) a été composée au cours des années 1904-1905. Elle est constituée de cinq mouvements. La symphonie s’ouvre avec un premier mouvement, intitulé « Langsam [Adagio]-Allegro con fuoco ». Il s’agit d’exposer toute la grandeur de l’âme romantique avec un travail d’écriture virtuose, changeant et varié, Mahler cherchait à créer une « force violente, opiniâtre, brutale et tyrannique ». Puis suit le deuxième mouvement (Nachtmusik [Musique nocturne] : Allegro Moderato), aux allures plus militaires mais aussi populaires. Au troisième mouvement (Scherzo : Schattenhaft [fantomatique] – trio), qualifié de « sinistre et effrayant » par Claire Laplace, succède un quatrième mouvement (Natchtmusic : andante amoroso), plus intimiste. Enfin le cinquième mouvement nous offre une conclusion grandiose et détonante pour conclure en beauté cette symphonie. Cette description ne saurait rendre compte complètement de la symphonie tant il semble que l’artiste ait voulu créer une œuvre variée, changeante dans sa forme, polymorphe. Tout cela finalement, est très romantique. On apprécie la présence en force du pupitre des contrebasses ainsi que des harpes, peu présentes dans des formations classiques, ainsi que la présence de guitare et mandoline, dont les sonorités méditerranéennes apportent indéniablement une originalité à cette œuvre.

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© D.R.

Side by Side

Cette symphonie de Mahler, d’une virtuosité si grouillante qu’elle en devient parfois étouffante, reste un morceau de bravoure. Elle a dû demander un travail important à l’orchestre et ses jeunes recrues dont on ne peut que saluer la performance. En effet le spectacle était un side by side, une très jolie formule pour un projet de premier intérêt pour les jeunes musiciens du CNSMD. Par pupitre, chaque musicien de l’orchestre de l’auditorium national accueillait un jeune du CNSMD, pour un beau projet de partage et d’apprentissage. Grâce à cela, les jeunes peuvent compléter leur formation de musicien, en apprenant des meilleurs. Malgré le manque de précision peut-être parfois, la performance restait d’une grande qualité, en particulier dans l’homogénéité du son et des couleurs, avec un important pupitre de cordes. Les solos des jeunes concertistes ont résonné avec brio, et promettent de belles choses à venir.

La 7ème symphonie, dirigée par Thomas Dausgaard à été exécutée avec sérieux et délicatesse. Le public, ravi, n’a pas manqué d’encenser les musiciens par des salves d’applaudissements et de « bravo » : un gage de réussite !

Margot Delarue

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