Bernard Lavilliers, l’infatigable globe-trotteur !

Bernard Lavilliers était de retour sur ses terres à Saint-Etienne, en ce 18 juin 2014. Le stéphanois a répondu présent à un public déjà conquis et connaisseur.

Invitation au voyage

Comme à son habitude, ce chanteur auteur, compositeur, interprète a invité son public à voyager avec sa musique, en passant au fil des chansons par New-York, le Brésil, la Jamaïque, l’Afrique du Sud, Haïti où est né son vingtième album Baron samedi. Véritable ambassadeur des couleurs, du mouvement, des échanges, il a su enflammer le Zénith, accompagné par des musiciens hors pair, un groupe de grands professionnels qui donne dès les premières notes envie de danser et de s’imprégner de tous ces rythmes issus de divers horizons.

Toujours contestataire et engagé

Même si avec les années, ce baroudeur donne l’impression de s’être « assagi », ses textes et sa musique sont toujours là pour dénoncer tout ce qui dérange dans le monde dans lequel nous vivons, le racisme notamment avec Noir-blanc, célèbre titre qui rend hommage à Nelson Mandela. Il enchaine avec Les mains d’or, un hommage aux ouvriers et une façon de dire aussi qu’il n’a pas oublié le monde dont il est issu et notamment ses années de travail à la fameuse « Manu » (manufacture d’armes de Saint-Etienne).
Entre deux chansons, quelques petites phrases fusent notamment sur les hommes politiques en place, les petits toujours les plus écrasés, l’autre qui fait peur parce qu’il est différent, les banquiers, les profiteurs…

affiche-concert_2011-bernard-lavilliers-siteDes chansons qui datent mais que l’on n’oublie pas et qu’on redemande

Pendant son concert Bernard Lavilliers emmène son public des années en arrière avec notamment Trafic, Pigalle la blanche, Idées Noires ce fameux duo avec Nicoletta crée en 1983. C’est aussi aussi Betty, interprété en solo à la guitare sèche qui dénonce la noirceur du monde carcéral dont il dit : « Je hais les prisons centrales, les maisons d’arrêt ». Le public n’a rien oublié, et reprend avec ferveur les paroles de notre célèbre Bernard. Nous aurons droit aussi à On the road again again.

Un homme chaleureux

Au moment où il entonne La Salsa, fameuse « frangine portoricaine, les reins cambrés au bon endroit elle est superbe c’est la salsa », il descend de la scène et grimpe dans les gradins du Zénith au milieu de son public qu’il remercie d’être venu pour lui ce soir.
Deux heures de concert que l’on ne voit pas passer, intenses et magnifiques, deux rappels et l’on ne voudrait pas que ça s’arrête. Bravo Bernard Lavilliers et à bientôt sur scène !

Marie de Kako

Une pensée sur “Bernard Lavilliers, l’infatigable globe-trotteur !

  • 21 juin 2014 à 13 h 00 min
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    c’était un super concert ,d’habitude je note tout les titres mais la de mémoire je me rappel de 21 titres ,si vous avez toute la set liste je suis preneur merci par avance et vive bernard

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