Breton, de retour à Lyon pour un nouveau show magnifique

Les anglais de Breton étaient de retour pour la troisième fois cette année à Lyon, en ce jeudi 27 novembre. C’est cette fois dans la petite salle cosy du Marché Gare qu’on les retrouve, après la salle du Kao et les Nuits de Fourvière. Après une première tournée en début d’année, pour présenter leur album War Room Stories, ils reprennent leur série de concerts suite à la réédition de l’album, avec une dizaine de chansons en plus. Ils profitent pleinement de cette occasion pour se permettre de ressortir et rejouer de plus vieilles chansons de leurs premiers EPs, et autres chansons qu’ils n’avaient jamais jouées en live.

Une première partie qui donne le rythme : DYD

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Déjà aperçus en première partie de Breton au Ninkasi Kao en février dernier, DYD est un groupe italien, de style plutôt électro-pop. Ils accompagnent une fois de plus Breton dans leur tournée, ici à l’occasion de la sortie de leur EP nommé GOD qui sortira le 1er décembre prochain.
Les trois membres de DYD semblent heureux d’être là, se mettant à fond dans leur live permettant à la foule de se chauffer et de commencer à bouger sur leurs très bons rythmes. On leur reprochera seulement la voix un peu trop retouchée du chanteur parfois, qui gêne un peu sur certaines chansons. Ils laissent le public assez conquis, après une trentaine de minutes de show, et laissent place à Breton.

Des rythmes entêtants, le Marché Gare comme piste de danse

© Eléonore Arnould
© Eléonore Arnould

Il est 22h, DYD a quitté la scène depuis une vingtaine de minutes et il fait déjà très chaud dans la petite salle du Marché Gare, quand la tension monte. La foule applaudit, crie, les lumières s’éteignent : les 5 Londoniens de Breton entrent sur scène. Et ils y resteront un moment : ils nous offrent un show d’une heure et demie, avec 20 chansons, pour notre plus grand bonheur. Au fur et à mesure que le concert avance, la chaleur monte, et la foule se met à bouger de plus en plus. Après avoir commencé avec quelques chansons plus lentes, comme « S4 » ou « Brothers », ils finiront par totalement lancer la foule avec leurs véritables hymnes à la danse en live, que sont « Envy », « Foam » ou encore la toute récente « Titan ».
Comme toujours avec Breton, les chansons jouées en live sont rallongées, accentuées, tout ça afin de rendre le concert le plus vivant possible, et même les chansons plutôt lentes comme « S4 » deviennent rythmées. À l’écoute de ces chansons en version studio, on y voit seulement un côté plus lent, mais c’est en live qu’elles prennent toute leur ampleur et le rythme, léger à la base, devient puissant en live, et permet au public de danser à son rythme.
Avec cette tournée, Breton nous offre des chansons rarement, voire jamais, jouées en live. On retrouve par exemple « Counter Balance » ou « How Can They Tell », chansons de leurs anciens EPs que l’on est heureux de découvrir en live – ou de redécouvrir pour ceux qui ont eu la chance de les voir lors de leurs premiers concerts. Mais il y a également la chanson « Brothers », issu de War Room Stories, qui n’était pas jouée lors de leur tournée de début d’année. Déjà magnifique sur l’album, on lui découvre une nouvelle facette en live, un peu plus énergique. On retrouve également dans cette setlist leurs morceaux phares, comme « Envy », « Got Well Soon », « Edward the Confessor » ou « Jostle », qui transforme la petite salle du Marché Gare en piste de danse. On notera cependant qu’ils ne nous ont joué qu’une seule chanson de la réédition de War Room Stories : le single « Titan ». Chacun de ces morceaux permettent de faire danser le public, et sont toujours aussi magnifiquement arrangés en live. Les intros de chaque chanson sont allongées, chaque instant instrumental à l’intérieur d’une chanson est prolongé et les outros sont parfois elles-mêmes continuées pour durer longtemps et continuer de faire danser le public, comme lors de leur chanson finale, « December », qui paraît ne jamais finir.

Un contact avec le public, une émotion partagée

© Eléonore Arnould
© Eléonore Arnould

À chaque concert de Breton, on sent une énergie folle qui émane des cinq Londoniens. En effet, ils semblent toujours heureux d’être là, et donnent autant que le public : ils sont tous en train de danser en jouant, se partagent leurs instruments, et échangent des regards et gestes vers le public. On les voit sourire en regardant le public qui danse et qui chante au rythme de leurs instruments et de leurs voix. Roman Rappak – le chanteur – finira même par prendre le public en vidéo, plusieurs fois. Entre chaque chanson, ou presque, Roman échange quelques mots avec le public, que ce soit pour nous remercier d’être là, nous faire faire le plus de bruit possible ou pour nous demander, lors de « The Commision » de regarder la vidéo avec eux. En effet, les concerts de Breton ne sont pas seulement leurs chansons : tout est illustré par la diffusion d’images – leurs clips assez souvent ou des images tournées par leurs soins – projetées derrière eux. La salle se retrouve donc parfois presque plongée dans le noir afin que le public profite au mieux des images de fond.
On peut également parler de l’émotion qui émane de chaque chanson et qui est entièrement partagée par le public. L’émotion la plus forte du concert reste sur « Legs & Arms », où Roman Rappak termine la chanson à genoux tapant du poing au sol, en finissant de scander les dernières paroles de la chanson, accompagné par le public. D’autres moments sont assez intenses, notamment avec « Closed Category » et ses paroles « Everytime you left is the same ! », reprises par le public en chœur. Les chansons comme « 302 Watchtowers » ou « Fifteen Minutes » font aussi parti de ces chansons fortes émotionnellement, où le public reprend les paroles et partage toute l’émotion de la chanson avec le groupe.

On sent donc un groupe qui vit chaque concert différemment et est en communion avec son public, pour qui une chanson n’est pas seulement une version studio, mais existe pour être jouée en live. On ressort de ce concert heureux, fatigués d’avoir danser et chanter en permanence, mais le sourire aux lèvres grâce à un tel show. Et en prime, on peut passer remercier les membres de DYD et de Breton à la sortie, car ils attendent leurs fans au stand de merchandising, afin eux-aussi, de nous remercier d’être présents pour les soutenir. Breton n’est pas seulement un groupe qui s’écoute chez soi, ou sur son baladeur : c’est également un groupe qui se vit en live, et c’est là qu’ils prennent toute leur ampleur.

Eleonore Arnould

Une pensée sur “Breton, de retour à Lyon pour un nouveau show magnifique

  • 1 décembre 2014 à 22 h 48 min
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    Je suis allée écouter sur internet et c’est pas mal du tout, assez éloigné de ce que j’écoute habituellement, mais ça m’a plu 🙂

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