Christmas with Duke Ellington, Jazz et claquettes étaient au rendez-vous !

Ce dimanche 18 décembre, l’Auditorium de Lyon organisait un concert pour le moins original, mêlant jazz, avec les compositions du grand Duke Ellington et claquettes. C’est l’occasion pour L’Envolée Culturelle d’en découvrir plus sur ces types de danse. Retour sur cet épatant concert.

Une programmation habile et décalée

Ce concert a été organisé en plusieurs parties, sous la forme de deux tableaux, une ouverture et un final ponctués par deux interludes. L’ouverture permet au public de découvrir les musiciens de l’orchestre sous une forme originale puisqu’ils s’installent en exposant le thème du premier standard Caravan. L’atout majeur de cette programmation est le jeu entre la musique et les claquettes. Tantôt sous la forme de dialogue (entre le duo et les musiciens), tantôt avec la mise en avant de la danse avec des passages sans le septet. Au final les morceaux de musique seuls sont peu présent mais permettent d’aérer le concert. De plus, l’interlude avant le final du concert était un medley de chants de Noël. Ce medley offre une pause au public qui s’amuse à reconnaître les chants.

© Sébastien Clavel
© Sébastien Clavel

Des musiciens et arrangeurs de talent

Pour cette occasion, l’auditorium de Lyon a adapté sa scène en deux parties avec en second plan la places du septet. Un septet est un ensemble composé de sept musiciens. Éric Prost, le saxophoniste ténor et Pierre Baldy-Moulinier, le tromboniste, ont été invité par l’auditorium spécialement pour ce concert. Ludovic Lantner (violon), Benoit Nicolas (contrebasse), Arnaud Geffray (trompette et bugle), Stéphane Pelegri (piano) et Guillaume Itier (batterie et percussions) sont des musiciens permanents de l’Orchestre National de Lyon. Outre l’aspect technique de ce concert, où ils ont brillamment interprété les grands standards de Duke Ellington, il faut souligner la qualité des arrangements proposés pour ce concert par les artistes eux-mêmes car ils ont su créer une impression de Big Bang avec seulement sept musiciens. Mention spéciale pour l’amusant medley de Noël car Guillaume Itier a su mélanger les codes du jazz et les grands thèmes de Noël populaires.

© Sébastien Clavel
© Sébastien Clavel

Une scénographie drôle et maîtrisée

Comme nous le disions, la scène de l’auditorium a été adaptée spécialement pour l’occasion. Le premier plan sera donc principalement consacré à cet étrange duo de claquettistes composé de Sylvie Kay et Jordan Garcia. Et quel duo ! Pour des néophytes des claquettes, c’était l’occasion rêvée de se familiariser avec un bout de cet univers. Les chorégraphies, conçues par Sylvie Kay, épousent de manière fine et amusante les standards. De plus, le jeu sur les tons et sur les mouvements qui peuvent être très dynamiques et saccadés mais également très doux et liés permettent aux spectateurs d’avoir un aperçu des différentes techniques de claquettes. Par exemple, il y a un passage où Sylvie Kay est pieds nus sur une caisse effectuant une chorégraphie poétique et intime, les sons étant rendus plus doux et rappelant les percussions africaines. Ils arrivent à la fois à intriguer, amuser mais aussi à émouvoir le public. Ce duo est également très fort en émotion car leur alchimie se ressent jusqu’aux sièges de l’auditorium. Ils jouent, se défient, se synchronisent d’une manière qui semble à la fois simple et naturelle sans pour autant effacer la performance technique des artistes.

Ce dimanche 18 décembre, sous nos yeux ébahis, s’est déroulé un magnifique concert plein de dynamisme et d’émotions rendant un bel hommage à la musique de Duke Ellington et à la magie de Noël.

Camille Pialoux

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