Comic-Con, conférences déplacées, annulées mais heureusement super intéressantes !

Du 21 au 23 octobre 2016, se tient la deuxième édition du Comic-Con de Paris à la Halle de la Villette. Cette convention s’annonçait prometteuse avec de nombreuses têtes d’affiches et thématiques intéressantes abordées. Avant de vous fournir un article bilan du festival, faisons un retour sur la première journée du Comic-Con et notamment sur les conférences, masterclass ou projections.

Une communication pas très efficace sur le salon

cn6fcatviae-7m4-580x748En effet, si les réseaux sociaux et, dans une moindre mesure, le site internet ont annoncé la non-venue de Dominic Purcell vendredi et samedi. Il est dommage que cette information ne soit pas mise plus en avant sur le salon car pour ceux qui n’auraient pas consulté la page Facebook de l’événement la veille qui disait de ne pas se fier au programme papier qui serait diffusé, ou qui se serait fié au programme annoncé en début de semaine sur le site, la déception aurait été grande. Par exemple, concernant le panel « Arrow et DC Legends of Tomorrow », prévu à 11h (et toujours inscrite dans le programme du site internet) certains ont pu se dire que l’absence de Dominic Purcell n’entraînait pas forcément celle de Katie Cassidy qui aurait pu nous parler d’Arrow ou de The Flash – puisqu’il est prévu qu’elle y fasse des apparitions – et pourtant si… Donc la conférence a été annulée et remplacée par celle prévue à 9h45. Pour ceux qui ont eu la bonne idée de venir à 9h45 pour assister à la projection sur les séries Warner, il leur a donc fallu attendre une heure ! Petite frustration. Ceci dit, l’information est lisible au centre de la Halle de la Villette, au point info du festival, mais pas à l’entrée de la Halle où on récupère les programmes de l’événement… Donc ceux qui n’ont pas eu le réflexe d’aller au point info ont dû être déçu… C’est dommage, car si on comprend que l’absence des certains invités n’est pas la faute des organisateurs, un peu plus d’informations sur le salon aurait été la bienvenue ! La salle du workshop aussi a subi quelques modifications avec des conférences décalées d’une heure… Ce vendredi, il ne fallait pas se lever trop tôt sans quoi vous veniez pour rien, si ce n’est pour profiter des stands du salon.

Les super-héros dans les séries télévisées

Pour revenir sur la projection sur « Les séries TV Warner Bros. Television », on nous annonce du contenu spécialement préparé pour le Comic-Con. Si les mash up des séries sont plutôt bien faits et effectivement pas encore vus sur la toile, les deux bandes annonces qu’on nous présente, à savoir celle de Justice League et de Wonder Woman sont loin d’être exclusives car elles circulent déjà sur internet depuis un moment. La seule exclusivité étant le sous-titrage en français mais pour ce qui est des images, ce n’est pas le cas. La bande annonce de Justice League pouvait déjà s’apercevoir dans l’émission Fanzone d’Allociné quant à celle de Wonder Woman, elle était l’exclusivité du Comic-Con de New-York deux semaines auparavant. Le seul contenu exclusif était les messages de Rose McIver, l’actrice de iZombie et de Tom Ellis l’acteur principal de Lucifer adressés au public du Comic-Con de Paris. Toutefois (re)voir le premier épisode de la saison 3 de The Flash était un vrai moment de bonheur !

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Mike Melter, Stephanie Maslansky, Sean Burrough © Jérémy Engler

Pour rester dans l’univers des séries télévisuelles, passons cette fois-ci à Marvel et Netflix avec les meilleurs moments du panel sur Luke Cage et la présence de Mike Melter l’interprète du super-héros de Marvel, Sean Burrough, dessinateur de la série de Comics Luke Cage Noir et Stéphanie Maslansky qui a travaillé sur Jessica Jones où est apparu pour la première fois le personnage de Luke Cage dans l’univers télévisuel Marvel/Netflix.

« Quand j’ai vu le personnage de Luke Cage à l’origine, je me suis dit qu’il y a avait du boulot pour en faire un personnage moderne » Mike Melter

Pour représenter un Luke Cage moderne, Stéphanie Maslansky nous avoue que le choix du pull à capuche, devenu iconique pour les amateurs de la série, a été déterminant. Le but était de réhabiliter ce vêtement et de ne plus associer les gens qui portent des sweat à capuche à des personnes dangereuses. L’objectif était de se réapproprier ce vêtement en s’associant à la marque Carhartt qui produit ce type d’habit plutôt à destination des travailleurs de chantier. Le but était de montrer que l’on ne porte pas un sweat à capuche parce qu’on est dangereux mais parce que c’est confortable et que ça permet de s’isoler et de rester anonyme.
Si Luke Cage est avant tout un divertissement, l’un des objectifs avoués de la série et du personnage d’ailleurs, comme le confie Sean Burrough, est de représenter la diversité de Harlem, mission accomplie selon un public conquis !

De la série et du cinéma au dessin ou du dessin au cinéma et à la série ?

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Chad Hardin © Jérémy Engler

Cette question de savoir qui influence qui est devenue fondamentale de nos jours comme nous l’avouaient Marcus To et Chad Hardin dans une conférence sur la nouvelle série de Comics « DC Rebirth » dont les premiers numéros sont sortis cet été aux Etats-Unis. Le premier reprend le titre Nightwing et le second Harley Quinn. Tous deux nous ont parlé de la renaissance qui s’opère chez DC Comics et qui tente de plus en plus de coller à l’univers des films notamment pour le personnage d’Harley Quinn, dont il était question lors de cette rencontre. Certaines révélations nous ont été faites et on peut vous dire qu’une des histoires d’Harley Quinn se déroulera autour d’une colonie de nudistes dans une maison de retraite, de belles histoires en perspective… Pour le personnage de Nightwing, on assistera de nouveau à des résolutions de crimes dans Bludheaven mais qu’on se rassure sa coupe de cheveux n’a pas trop changé – apparemment ce sujet fait grandement polémique aux Etats-Unis, on ne touche pas aux cheveux des supers héros ! Seul bémol de cette conférence, il n’y avait aucun moyen de se procurer quelques exemplaires de ces séries, même en version originale. Pour les fans qui lisent les comics en ligne, c’était très intéressant, pour les autres qui attendent patiemment la traduction, ça perdait un peu en sens, cette conférence aurait probablement eu plus sa place lors de la prochaine édition puisque la série aura déjà commencé à être publiée en France.

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William Simpson, Carice Van Houten © Jérémy Engler

Autres dessins, souvent à l’origine d’univers de films de séries, les storyboards font partie intégrantes du processus de création visuelle et qui de mieux que William Simpson, le storyboarder de Game Of Thrones pour nous en parler. Après une masterclass sur son travail dans l’après-midi, il clôt la journée de rencontres en compagnie de Carice Van Houten, l’interprète de Mélisandre. Tous deux nous évoquent leur rapport au storyboard et Carice Van Houten nous explique que lorsqu’elle doit faire des scènes de nues, elle est ravie de regarder un storyboard car elle comprend ce qu’on attend d’elle et c’est quelque chose de beaucoup plus rassurant même si elle doit tout de même se dévêtir devant la caméra. William Simpson nous explique comment il est arrivé sur le projet avec beaucoup d’humour. Il travaillait sur Your Highness quand on lui a demandé de faire le storyboard d’un projet de série dont il ne savait ni le nom ni le contenu mais avec pour seule information que ce serait de la fantaisie médiévale. Il fait son travail et quelques temps plus tard, son ami le rappelle et lui dit :
« La série va se faire !
— Celle sur laquelle j’ai bossé ?
— Oui.
— Ça leur a plu ?
— Oui.
— Donc j’ai du boulot
— Oui. »
Voilà comment William Simpson, qui ne connaissait rien à l’histoire ou à l’univers de Game of Thrones, s’est retrouvé sur la série la plus diffusée à travers le monde. Si aucun scoop sur la prochaine saison n’a filtré pendant ces rencontres, l’explication sur le rapport au dessin et à la série était vraiment très intéressante et on en redemandait presque !

Cette journée de conférences s’achevait bien mieux qu’elle n’avait commencé pour le plus grand bonheur des fans ! Ne manquez pas notre critique à venir de Docteur Strange, diffusé en avant-première au Comic-Con dimanche soir, et notre compte-rendu général sur la convention à la fin de l’événement.

Jérémy Engler

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