Un compte rendu de nos deux journées à Angoulême !

Nous sommes, comme vous le savez, présents au 44ème festival international de la bande-dessinée, qui se termine demain, le 29 janvier 2017. Nous avons passé un peu plus de deux journées lors de celui-ci, et il semblait intéressant de faire un retour sur tout ce qui s’est dit, fait ou vu pendant ces deux jours.

Un festival avec ses grands noms !

© 9eme Art+ & Jorge Fidel Alvarez
© 9eme Art+ & Jorge Fidel Alvarez

Le 25 janvier était le jour de l’ouverture officielle du festival, à 18 heures. Un peu avant était inauguré l’obélisque à Goscinny, en face de la gare d’Angoulême encore en travaux. Avec un Lucien allongé sur les hauteurs de la gare, et ce nouveau monument, il sera impossible de retirer le statut de ville internationale de la bande-dessinée à Angoulême, et cela se constatera dès notre arrivée dans la ville. Le même jour a eu lieu l’annonce du Grand Prix du Festival 2017, remis au Suisse Cosey par Hermann, et à l’annonce du prix Goscinny du scénario, attribué lui à Guibert ! N’oublions pas que, le lendemain, d’autres prix ont été décernés, tel que le prix jeunesse, décroché par Tébo avec La jeunesse de Mickey, ou encore par exemple le prix Jeunes Talents remporté par Nassim Sari pour ses Jeux Olympiques des Athlètes Aléatoirement Répartis.

Le 26 janvier fut aussi l’occasion pour le public de découvrir toutes les expositions : nous ne saurons trop vous conseiller celle consacrée à Hermann dans l’espace Franquin, celle consacrée à Valérian à la médiathèque de l’Alpha, celle qui s’intéresse à l’œuvre de Kazuo Kamimura au musée d’Angoulême, mais aussi la French Touch de Marvel, au théâtre d’Angoulême.

Un festival de toutes les bandes-dessinées

Une idée ressort de notre précédent paragraphe : le manga et les comics sont représentés, et bien représentés ! Il faut dire que les comics connaissent des ventes qui ne cessent de grimper, et représentent aujourd’hui 10% du volume des bandes-dessinées vendues en librairies ! Ainsi, si vous vous perdez dans le monde des bulles – rendez-vous de la foule ce samedi ! – vous découvrirez les espaces vastes réservés au manga, mais aussi aux comics avec des stands tels que ceux d’Ankama, d’Urban Comics, de Panini, ou encore d’Akata (avec un Gengoroh Tagame régulièrement présent pour dédicacer Le Mari de mon frère).

File d'attente pour l'expo Kamimura © Jordan Decorbez Kazuo Kamimura / Musée d'Angoulême
File d’attente pour l’expo Kamimura
© Jordan Decorbez Kazuo Kamimura / Musée d’Angoulême

Toujours dans les dédicaces, n’hésitez pas à rencontrer les auteurs dont nous avons déjà eu l’occasion de parler – ou ceux dont nous parlerons – Julie Maroh sur le stand Glénat, Florent Maudoux sur le stand Ankama, ou encore les formidables Arleston, Fabien Toulmé et Patrick Baud (alias Axolot) qui ont eu la sympathie de nous accorder des interviews sur le stand Delcourt, interview qui paraîtront dans les prochains jours, et dont une (celle d’Axolot) pourrait contenir une petite surprise ! Cet article est aussi l’occasion de remercier ces auteurs pour leur temps, et l’occasion de vous recommander leurs ouvrages, tous pertinents, que ça soit dans la construction narrative, la sensibilité tenue dans le propos, ou dans les envies de découvertes qu’ils suscitent !

Un festival d’Angoulême qui sait s’organiser

Le Fauve SNCF © Jordan Decorbez
Le Fauve SNCF
© Jordan Decorbez

Enfin, n’ayez pas peur d’affronter Angoulême : tout a été pensé pour vous. Des navettes BD, gratuites, sont mises en place pour pouvoir vous amener où vous le voulez dans le festival, qui est bien éclaté dans la ville. Vous avez un lieu de repos un peu excentré de la ville ? Ce n’est pas un souci, la ville a mis en place un ticket de bus valable une journée pendant l’évènement, et cela à un euro. Les billets sont achetables sur le net, et une application permet, via votre smartphone, de montrer votre billet au contrôleur et de circuler sans difficulté, pourvu qu’on ait de la batterie !

Pour ceux qui auraient peur de la sécurité, tout est prévu : pas d’entrée sans passer au détecteur de métaux… Cela serait presque notre seul reproche à faire à propos du festival : la question sécuritaire est omniprésente. Les queues devant les diverses expositions – et le monde des bulles ! – sont parfois très longues, faute en est aux contrôles de sécurité. Et, régulièrement, un message sera crié dans les expositions, expliquant que, suite au plan vigipirate, les colis suspects seront systématiquement détruits. Message qui passe en français puis en anglais. Et qui retentit dans tous les endroits à forte affluence. Le tout rend l’atmosphère du festival un peu plus oppressante mais passons – il y a tellement de choses fantastiques à voir, de gens exceptionnels à rencontrer, une « baraque à frites » – venue de Belgique pour l’occasion – à essayer, que le plaisir sera forcément au rendez-vous.

Alors que reste-il à évoquer ? Les derniers prix à remettre. Déjà, il reste un grand nombre de fauves qui attendent leur champion, mais il y a aussi le prix du public Cultura et le prix du polar SNCF à mentionner ! D’ailleurs, si la foule vous oppresse, si vous cherchez à casser le rythme soutenu des expositions, ou si vous êtes fans de polar – à tel point qu’enquêter en ville ne vous dérange pas pour essayer de découvrir les affiches d’un concours disséminées en ville – n’hésitez pas à passer à ce stand, entre le Champ de Mars et l’Hôtel de ville !

Ainsi, cette édition du Festival International de la Bande-Dessinée regorge de bonnes raisons de s’y perdre : expositions, grands auteurs en dédicace, spectacles, conférences, dessins en concert ; rien ne manque ! Et si vous êtes intéressés par les noms des gagnants du Fauve… N’hésitez pas à surveiller notre twitter ce soir ! Nous suivrons en direct la cérémonie de remise des prix ! Sur ce, nous retournons nous perdre parmi les bulles ! Bonne journée – et bon festival j’espère !

Jordan Decorbez

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