Concert d’ouverture de l’Auditorium de Lyon

Ce jeudi 26 septembre 2019 se déroulait le concert d’ouverture de la nouvelle saison 2019/2020 de l’Auditorium de Lyon, présenté par l’Orchestre National de Lyon. 

ONL— juin 2012— IMG_0289© David Duchon-Doris

© David Duchon-Doris

Un peu d’histoire

L’Auditorium de Lyon, inauguré en 1975, est l’œuvre de deux architectes majeurs de la construction du quartier de La Part Dieu, Charles Delfante et Henri Pottier. Ce bâtiment de béton et d’acier s’impose depuis plus de 40 ans dans la scène artistique lyonnaise. Il est le lieu de résidence de l’Orchestre National de Lyon qui est l’un des plus anciens orchestres français et qui accueille environ 200 000 personnes par saison. Ce qui fait également la renommée internationale de l’Auditorium, outre sa programmation audacieuse et les artistes qui y performent, c’est l’orgue qui trône à l’arrière de la scène.

Construit pour l’Exposition universelle de 1878, il prend des chemins de traverse avant de se retrouver à Lyon en 1977, et fait l’objet de gros travaux de restauration au cours des années 2000.

 

Les deux Richard

Cette soirée a été portée par l’Orchestre National de Lyon sous la baguette de Nikolaj Szeps-Znaider et par la concertiste soprano Genia Kühmeier. La sélection audacieuse d’une pièce de Wagner et de deux pièces de Strauss pour le concert inaugural annonce une programmation forte en émotions et en surprises.
Le premier morceau choisi est l’ouverture de l’Opéra Tannhäuser, de Richard Wagner, composé en 1845 : un morceau d’une gaieté sans pareille qui est très loin de l’idée reçue que l’on peut se faire de la musique de Wagner. Une envolée lyrique et musicale hors norme magnifiée par la virtuosité de l’Orchestre National de Lyon. Le deuxième morceau interprété sont les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss, un cycle de quatre poèmes musicaux pour soprano, composés en 1948. Dernière pièce musicale du compositeur, elle a été jouée pour la première fois huit mois après sa mort. 

Le chef d’orchestre, Nikolaj Szeps-Znaider, a été rejoint par la concertiste (à qui un micro n’aurait pas été de trop…) pour l’interprétation de ces fameux poèmes chantés. Bien que de courte durée, ces lieds allemands ont fait vibrer tous nos sens. Voici la traduction de l’un d’entre eux : 

«  Septembre
Le jardin est en deuil,
La pluie froide coule dans les fleurs.
L’été frissonne,
Muet, en contemplant sa fin.

L’or goutte, feuille à feuille,
De haut du grand acacia.
L’été sourit, étonné et las,
Dans le rêve mourant du jardin.

Longtemps encore il s’attarde
Auprès des roses, aspirant au repos.
Lentement il ferme ses yeux
Devenus las. »

Cette soirée, s’est terminée avec l’une des pièces symphoniques les plus complètes de Richard Strauss : Une vie de héros. Une véritable épopée fantastique des émotions humaines. Comment ne pas être bouleversé.e devant cette aventure de cinquante minutes ? Cette pièce qui est une des plus complète de l’œuvre de Strauss, arrive à faire le tour des émotions humaines, aussi contraires soient elles.

 

Une nuit unique

Une soirée unique mêlant chefs d’œuvres classiques et maestria. Ce concert d’ouverture est à l’image de la programmation de l’Auditorium de Lyon : audacieuse, dynamique,  un brin traditionnelle et finalement juste « comme on aime ». Une envolée culturelle avec de magistrales envolées musicales. 

La nouvelle saison 19/20 de l’Auditorium de Lyon est à retrouver ici, sur leur site internet. 

 

Article rédigé par Ninon Lardenois-Macocco.

 

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