Rencontrez les templiers du XIIIè au sein de l’âme du temple, le coup de cœur de Jeremy

Aujourd’hui le coup de cœur de l’Envolée Culturelle nous transporte au Moyen-Âge, dans l’univers des Croisades du XIIIè siècle avec le roman L’âme du temple de Robyn Young. (Notez qu’il n’y a aucun lien de parenté avec l’auteur de cet article !)

Robyn Young, une Anglaise en terre d’Écosse

Robyn Young est née à Oxford en 1975 et a étudié à l’Université du Sussex à Brighton où elle a obtenu un master en écriture créative. Elle a commencé sa carrière d’écrivain en 2006 avec la rédaction de la trilogie Brethren, traduite en Français sous le titre : L’âme du temple. Elle est également une des fondatrices de l’Organisation des Auteurs Historiques. C’est une Anglaise en terre d’Écosse car, dans L’âme du temple, son personnage principal Will Campbell est Écossais et sa trilogie suivante s’intitule Les Maîtres d’Écosse. Robyn Young dit elle-même toujours avoir été intéressée par l’héritage celtique du Royaume-Uni.

Une aventure des templiers

Le principal sujet du roman est les Pauvres Chevaliers du Temple de Jérusalem, plus connus sous le nom de Templiers. Le livre reste cependant éloigné de beaucoup de mythes et de légendes que l’on peut trouver parfois sur cette organisation de moines chevaliers ; au contraire, on sent que l’auteur a su faire beaucoup de recherches pour être le plus réaliste possible quant à l’ordre du Temple, que ce soit sur leurs règles, la structure, l’entraînement ou encore le mode de vie de ceux-ci.

Ce roman sonne également comme une invitation au voyage, puisque l’aventure commence au Temple à Londres, un quartier de la ville qui existe encore aujourd’hui et où on peut visiter l’église St Mary du Temple, la chapelle des templiers qui a une forme très particulière et qui abrite encore des gisants de chevaliers du temple. L’histoire se poursuit ensuite au Temple de Paris – qui lui n’existe plus aujourd’hui – avant de rejoindre la Terre Sainte en Palestine et en Syrie, avec des détours par Le Caire en Egypte. Les amateurs du jeu Assassin’s Creed apprécieront également de lire des références à l’ordre des Assassin et à la forteresse de Masyaf.

On assiste aux évènements qui vont conduire à la neuvième croisade de 1271-1272, conduite par Edouard le Prince de Galles qui deviendra ensuite le roi Edouard Ier. On croise également plusieurs armées Mongoles qui ont, à plusieurs reprises, combattu les Mamelouks égyptiens après la destruction de Bagdad.

Le roman est cependant principalement centré autour d’une société secrète, l’âme du Temple et de l’enquête menée par celle-ci pour retrouver un livre sur la Romance du Graal qui pourrait les condamner au bucher.

Un style proche de Ken Follett

Le style de ce livre est proche de celui de Ken Follett dans le sens où, comme lui, Robyn Young a choisi de prendre les points de vue de plusieurs personnages. On peut ainsi voir les évènements par les yeux de Will Campbell et de Garin de Lyons, tous deux membre du Temple, mais aussi celui d’une jeune femme nommée Elwenn et enfin celui d’un émir qui deviendra au fil de l’histoire Sultan d’Egypte sous le nom de Baybars. Cela renforce cette impression d’un style proche de Ken Follett puisque, comme dans la trilogie du Siècle, on a les points de vue de personnes se trouvant dans des camps opposés.

L’âme du temple reste une saga prenante et une lecture intéressante pour tous les amateurs de roman historique et de Moyen-Âge. Le livre est aussi un savant mélange entre action, aventure, violence et romance qui offre un dépaysement certain et un voyage vers un monde qui n’existe plus. Un roman qui pourrait faire une formidable adaptation en mini-série télévisée.

Jeremy Young

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *