Deuxième album pour FAUVE retour à l’intensité des débuts

La bande de copains de FAUVE≠ est revenu le 16 Février avec leur nouvel album : Vieux Frères – Partie 2. Ce groupe – parfois appelé FAUVEcorp car il se considère également un collectif – s’est formé en 2010 et s’est fait découvrir par les réseaux sociaux un peu plus d’un an après. Après un premier album – première partie de Vieux Frères – réussi mais décevant, les FAUVE≠ retrouvent avec cette deuxième partie l’énergie et la réussite de leur début. Après quelques mois de pause, ils reprennent leur tournée pour présenter cet album avec de nombreux concerts.

Retrouvailles avec leur début

VF2Quand on écoute FAUVE≠ depuis assez longtemps, on sait de quoi ils sont capables et donc ce qui fait qu’on a apprécié les écouter dès le début. Mêler paroles touchantes, que l’on sent travaillées mais qui sonnent vraies, avec des sons dansants et une musicalité forte était leur force dans leurs premiers morceaux. Puis ils ont sorti leur premier album, Vieux Frères – Partie 1. Il mêlait toujours ces deux parties, bien qu’un peu décevant. C’était un album plus axé sur les paroles, avec moins d’instrumental. Un album beaucoup plus parolier que musical, avec peu de belles et longues intros et outros1.
Mais avec la Partie 2 de Vieux Frères, on retrouve les FAUVE≠ qu’on aimait. Ceux qui parlent d’amour et de voyages, mais aussi des problèmes, ceux qui se questionnent. Mais c’est surtout ceux qui font passer leur message, non seulement par leurs paroles, mais aussi par la chanson dans la globalité, avec ses sons, ses rythmes et ses airs que l’on a envie de fredonner pour s’encourager. Avec cet album, FAUVE≠ revient sur le devant de la scène. Le groupe aborde toujours les sujets qui les touchent, comme cherchant à nous dévoiler des morceaux de leurs vies, auxquels il nous est possible de s’identifier.

Teasing intense mais inégal

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Avant la sortie de leur album, FAUVE≠ a fait monter la pression. Ils nous ont dévoilé au compte-goutte des informations sur l’album, des extraits afin de faire monter l’attente des fans. Bien qu’un peu long, ce teasing était très réussi et a permis, à travers les divers extraits musicaux et vidéos, de donner une idée de l’album préparé par le collectif. Premier extrait : « Azulejos ». Grosse déception quand on recherche plus d’instrumental que de paroles. Sixième chanson sur onze dans l’album, elle n’est faite que de parlé, de phrasé, avec seulement quelques notes de musiques sur les dix dernières secondes. C’est assez vif, comme un monologue interne, une nuit esseulée et perdue où l’on balance tout sur le papier pour se libérer. C’est intense, mais décevant, car les paroles ne font pas tout. On écoute la chanson une fois seulement, mais en veut plus de leur part.
Puis deux extraits ont suivis : c’était « Bermudes » et « Les Hautes Lumières ». Et là, on a réellement retrouvé cette partie de FAUVE≠ que l’on aime, avec des sons qui nous touchent, qui font que l’on pourrait écouter les chansons seulement en instrumental et toujours les apprécier. Avec en plus de ça, des paroles qui paraissent sincères et qui nous atteignent. On commence à rentrer dans ce nouvel univers offert par FAUVE, toujours ce mélange de pensées, de rêves et de recherches de soi.

Un album intense et touchant

On retrouve dans cet album une structure que l’on avait déjà vu, dans laquelle FAUVE≠ place ce qu’ils appellent « RAG ». Ce sont des petits interludes murmurés, plus ou moins musicaux, qui apparaissent entre les morceaux. Ici, ce sont les RAG #5 et #6. Ces morceaux sont courts et permettent un enchainement plus fluide entre les chansons. On retrouve parfois une lenteur ou des paroles semblables à ces « RAG » dans d’autres morceaux, comme par exemple « Azulejos » ou « Révérence ».
Avec cet album, FAUVE≠ arrive encore à manier les différences de tons entre les chansons. On découvre des chansons assez dures qui crient une envie de se battre comme dans « T.R.W », ou « Sous Les Arcades » et son refrain presque hargneux. En plus des paroles, la musicalité est assez forte avec des moments instrumentaux importants, surtout dans « T.R.W. » L’album commence dès le début avec cette idée de dureté, à travers le morceau « Juillet (1998) ». Cette chanson a un parlé assez brut mais en même temps montre l’autre aspect de l’album, avec les instrumentales et les paroles plus douces. Cet aspect doux apparaît surtout dans « Tallulah » et « Les Hautes Lumières ». Dans celles-ci, les paroles sont belles, donnent envie de sourire, parlent d’amour et de rêves. Gros coup de cœur pour « Tallulah », qui en plus de ça, a une mélodie forte et un refrain que l’on chantonne longtemps après la dernière écoute.

Avec cet album, on retrouve donc les FAUVE≠ que l’on a aimé au début, avec une diversité dans les sons et les paroles, entre force de vivre et douceur des rêves. Avec des chansons assez différentes sur leurs tons et musicalité, on peut choisir d’apprécier seulement un de ces aspects, ou la totalité. FAUVE≠ nous fait encore partager ses monologues internes et ses pensées, nous parle des autres et nous donne la possibilité de nous identifier à ce qui entoure le collectif.

Eléonore Arnould


1 :Outro : partie musicale qui termine une chanson ou un album.

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