FOALS déchaîne l’Amphi 3000

En tournée pour leur dernier album, What Went Down, sorti en août 2015, Foals était en concert ce vendredi 26 février à Lyon. Cette fois-ci c’est dans l’Amphithéâtre 3000 que le groupe est de retour à Lyon pour la quatrième fois ! Le groupe nous propose un set mélangeant leurs quatre albums, Antidotes (2008), Total Life Forever (2010), Holy Fire (2013) et What Went Down, qui déchaîne la foule sur leur rock entraînant pendant une heure et demie.

Un coup de cœur en première partie : HER.

Vers 19h15, on entre enfin dans la belle salle qu’est l’Amphi 3000. Souvent réservée à des conférences, cette salle se transforme pour les concerts en créant une fosse centrale sans siège, et permet une acoustique parfaite. À 20h commence la première partie : HER. Duo rennais, ils sont cependant cinq sur scène. Ils nous font découvrir leur univers plutôt soul, un peu rock, et arrivent à conquérir totalement le public en dégageant une énergie folle qui commence à faire bouger la foule. Pendant 45 min, entre chansons plus calmes et rythmes catchy, ils nous font découvrir leur premier EP Her Tape #1 et chauffent la foule avant Foals.

© IAMJUSTEEN
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Foals, la fureur de jouer

Vers 21h15, face à une foule impatiente, Foals entre enfin en scène. Ils commencent leur show avec Snake Oil  une chanson de leur dernier album, et dès le début, le groupe se donne à fond, et le public commence déjà à s’élancer et se déchaîner. Le groupe de cinq musiciens se donne au maximum, le chanteur, Yannis Philippakis va d’un bout à l’autre de la scène, nous donne toute sa voix, tandis que les autres membres se donnent à fond sur leurs instruments. Dès le début, Foals nous offre leur rock dément, avec notamment leurs titres My Number, Mountain at My Gates ou encore Balloons. La setlist mêle parfaitement leurs différents albums, avec une majorité de morceaux de What Went Down, album pour lequel ils tournent actuellement. Foals mélange les morceaux catchys qui font danser la foule, avec d’autres morceaux plus lents et émotionnels, comme Spanish Sahara, Give It All ou Late Night.  Foals a une présence scénique impressionnante : même dans les chansons plus calmes, il dégage une énergie entraînante. Le groupe communique un peu avec le public, assez simplement avec des « ça va Lyon ? » ou des remerciements. Foals arrive à communiquer son énergie à la foule sans nécessairement s’adresser à elle très souvent, juste avec sa musique et son charisme, ce qui prouve sa puissance scénique.

© IAMJUSTEEN
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Une énergie partagée

Et c’est cette puissance scénique qui soulève la foule, qui la fait danser jusqu’à l’épuisement, et reprendre en cœur les paroles, même lors des chansons plus calmes. Dès la première chanson, les mouvements de foule et pogo se font sentir, notamment sur Inhaler, ou Red Socks Pugie. Le public se déchaîne, saute dans tous les sens, les gens dansent comme ils veulent au rythme entraînant des Foals, qui eux aussi se déchaînent sur scène. On sent le groupe à fond dans son live, ils font durer les morceaux, nous offrent des solos de guitares ou de batterie, sur chacune des 16 chansons qu’ils nous ont joué. Yanis Philippakis, le chanteur, s’approche plusieurs fois du public, puis il finit par se jeter dans la foule pendant le rappel, avec sa guitare, au grand bonheur de tous les fans présents. Lors du rappel, le groupe joue d’abord London Thunder, chanson plutôt lente, avant de finir en beauté avec What Went Down et Two Steps, Twice, deux chansons qui déchaînent le public en folie. L’enthousiasme du public est à son comble, tout le monde reprend en chœur les refrains et dépense ses dernières forces pour danser en synchronisation avec Foals et leur musique.

Après un tel concert, Foals nous a confirmé leur puissance live, en épuisant son public avec leurs chansons rock. On ressort transpirant, fatigué d’avoir dansé incessamment pendant une heure et demie, et heureux d’un tel concert, rock et sans fausse note. Le live de Foals était bien étudié, avec une setlist parfaite pour durer et faire danser le public. On espère avoir l’occasion de revoir Foals bientôt, dans notre ville de Lyon, ou ailleurs.

Eléonore ARNOULD

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