Franchise obligatoire, rire obligatoire

C’est au Palace que l’on pouvait voir, pendant le festival d’Avignon la comédie Franchise obligatoire, à 17h40 tous les jours du 7 au 30 juillet 2016, avec Florent Peyre, Mathieu Burnel, Morgane Bontemps et Christophe Canard.

Une comédie qui décoiffe !

Comme toute bonne comédie qui se respecte, Mathieu Burnel nous a écrit une histoire aux personnages plus fous les uns que les autres, qui sont le prétexte de quiproquos hauts en couleur ! L’intrigue, que l’on aurait souhaitée peut-être un peu plus poussée encore, séduit néanmoins le public immédiatement. D’un bout à l’autre de la pièce, la salle rit à gorge déployée, et dans les couloirs, devant le théâtre à la sortie de la pièce, les spectateurs expriment leur satisfaction, leur joie même.

Tom Larrieu est un humoriste victime de son succès, et quelqu’un, on ignore qui, se met à le menacer de mort. Cependant, pour son prochain spectacle, Tom a besoin d’une assurance… mais aucun assureur ne voudra le couvrir si cela vient à se savoir. Ainsi, Tom embauche un garde du corps pour assurer sa protection. Se présentant trop tôt, le garde du corps arrive chez l’humoriste en même temps que l’assureur. Entre les trois hommes : le garde du corps costaud mais peu malin, l’assureur persuadé d’être un serial lover, et l’humoriste hypocondriaque ; le parfait chaos règne et la pièce enchaine malentendus sur malentendus. Et si il n’y avait que cela… Tout aurait pu aller, sans compter la voisine complétement folle de Tom. La pièce est un cocktail explosif de situations plus absurdes les unes que les autres.

© Le Figaro
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Une comédie populaire

Reprenant les codes classiques de la comédie populaire, nous avons un décor unique tout au long de la pièce, qui représente le salon de l’humoriste Tom Larrieu. Ce décor à lui seul est un ressort comique traditionnel, en permettant de caractériser le personnage de Tom : nous avons donc un intérieur qui se veut moderne, avec, aux murs, plusieurs photos de ses spectacles et plusieurs portraits de lui-même : un mégalo, donc ! Si cet aspect de l’artiste, très imbu de sa personne et de ses petites affaires (dont son magnifique parquet) est un grand classique, cela fonctionne tout à fait ! Le public rit aux éclats devant les lubies de Tom et les inventions de Florent Peyre en terme de mimiques et autres grimaces. Les autres personnages ne sont d’ailleurs pas en reste ! Chaque comédien campe un personnage bien particulier, se l’appropriant tout à fait : Christophe Canard qui nous offre un assureur des plus tordants ; Mathieu Burnel, un garde du corps touchant et Morgane Bontemps, une voisine qui décoiffe. Florent Peyre reste fidèle à lui même, et on prend plaisir à le voir sur scène, même si l’on attend de le voir dans un rôle plus à sa mesure.

© Le Figaro
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Une alchimie remarquable

Entre les comédiens en tout cas, c’est une véritable entente qui règne, même plus : une réelle complicité. Cela est extrêmement plaisant à regarder et la salle est au comble du rire lorsqu’elle peut percevoir cette osmose là, dans les éclats de rire que les comédiens, sur scène, tentent de cacher. C’est que les situations sont extrêmement loufoques et l’on salue le sérieux des comédiens ! En bref, on adore les voir partager ce moment d’humour avec nous. On peut également donner une mention spéciale pour la présence du hamster.

Margot Delarue

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