French touch à la Japan Touch 2016

Suite des pérégrinations de l’envolée culturelle à la Japan Touch 2016 ! Hier, nous avons fait le descriptif de l’expérience qu’était une visite « normale » à la Japan Touch, et aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux liens étroits qu’entretiennent la culture nipponne et la culture française ; comment nous pouvons nous inspirer de la première, comment la diffuser, bref, comment métisser nos deux civilisations !

L’échelon local : une visite à Trollune

Entre quelques stands de la Japan touch, des tables étaient parfois disposées, sur lesquels étaient disposés des jeux de société et avec quelques visiteurs autour, écoutant un animateur. Curieux, nous nous sommes assis à une table, pour essayer, à notre tour, un de ces petits jeux. On parle de plus en plus de jeu vidéo, de jeux de rôles, et c’est vrai que le jeu de société a tendance à être oublié, alors que l’offre n’a jamais été aussi vaste ! Notre choix s’est porté sur Haru Ichiban, un jeu aux aspects nippons (bien qu’italien), quelque part entre l’aléatoire du jeu de cartes, et la stratégie des échecs.

© Jordan Decorbez
© Jordan Decorbez

Nous sommes ensuite allés voir les organisateurs de ces petites séances de jeux : il s’agissait de l’équipe de la boutique lyonnaise Trollune, aidée de nombreux bénévoles qui avaient voulu aider à l’organisation du stand. Ils sont présents, chaque année, et comme le précise une des employées : « C’est vraiment un moment qui compte pour nous, parce que c’est l’occasion de voir et de revoir des personnes que l’on voit à chaque fois en convention, mais qui ne peuvent pas toujours nous rendre visite en boutique ».

Sur le stand de Trollune lui-même : beaucoup de livres, de science-fiction, de fantasy – en bref, de l’univers imaginaire occidental. L’orient était représenté, mais pas forcément très longtemps : « On a exposé, au matin, des romans d’auteurs asiatiques… Mais on a été dévalisés au bout de quelques heures ! ». À côté de tous ces livres, beaucoup de jeux de sociétés, de jeux de cartes, et une poignée de livres de jeux de rôles, à peine représentatifs de ce qu’il peut il y avoir en boutique ! Intéressés ? Curieux ? N’hésitez pas à leur rendre une petite visite vers Saxe-Gambetta !

© Trollune - Jordan Decorbez
© Trollune – Jordan Decorbez

L’échelon régional : Kura, une saké cuvée de Bourgogne !

© kura
© kura

Un fort penchant pour les boissons sucrées (fermentées) a ensuite orienté nos pas vers la partie de la Japan Touch consacrée au saké. Des verres étaient servis, beaucoup d’affiches indiquaient, ci et là, comment était préparé cet alcool de riz. Et, au bout de la zone il y avait Kura, une entreprise bourguignonne. Curieux, nous leur demandons ce qu’ils servent : et je suis un brin déçu quand on m’annonce que l’alcool proposé est un vin de cuisine. Un vin de saké. Notre déception s’envole vite, remplacée par une forme d’étonnement très positive : on nous propose de goûter, nous acceptons, et trempons nos lèvres dans ce qu’on pourrait qualifier de vin blanc, plus acide, moins âpre, avec une longue teneur en bouche. On nous explique rapidement que ce vin de saké sert justement, dans la cuisine occidentale, à remplacer le vin blanc.

En m’informant un peu plus, je constate que notre interlocuteur, Hervé Durand a travaillé six ans au Japon, et a quatre ans d’expérience dans le brassage. Il fournit actuellement des chefs japonais en produits européens, produits fabriqués selon les méthodes nipponnes. Les produits ne sont pas les mêmes qu’au pays du soleil levant, et pour cause : les riz européens qui sont cultivés en Bourgogne ne sont pas les mêmes. Il n’y a pas que le vin de saké qui est proposé : il y a aussi du miso, une pate fermentée à base de soja, de riz et de sel qui est également à déguster. On nous l’a conseillé avec des tomates et de la mozzarella : sans aucun doute, l’idée est bonne. Cela peut être un excellent palliatif à la moutarde, avec un gout entre ce condiment et la tapenade.

Si le concept d’un métissage entre tradition culinaire française et japonaise vous intéresse, n’hésitez pas à vous informer sur leur page de crowdfunding !

L’échelon national : les dédicaces des auteurs français

Outre le jeu et la gastronomie, la France et le Japon se rencontrent aussi dans la littérature. Parmi les auteurs en séance de dédicace, on notera la présence d’Axel Mazuer, scénariste de bandes-dessinées, et traducteur de Shôninki – l’authentique manuel des ninjas, manuel rédigé par un maître shinobi, contenant des enseignements stratégiques et philosophiques à destination des ninjas.

Enfin, on peut noter la présence de deux frangaka – ou plutôt, de deux mangaka français – Elsa Brants et Reno Lemaire ; nous avions déjà mentionné leurs noms hier, et nous y reviendrons plus longuement à l’occasion d’une interview qu’ils nous ont accordée.

© Reno Lemaire
© Reno Lemaire

En tout cas, notre rapport sur la Japan Touch est achevé… Mais celui sur le Salon de l’Asie est encore à venir ! Alors à demain pour notre retour sur cette autre moitié de la convention !

Jordan Decorbez

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