Guerra del Agua, lorsque théâtre et danses s’unissent pour l’accès à l’eau

Lumière sur Bron est un festival inter-associatif qui revient cette semaine du 7 au 11 avril pour la deuxième édition. Le but de cette semaine est de réunir des étudiants autour d’actions de sensibilisation et d’événements comme des repas, des « explorations urbaines », et des projets artistiques comme Guerra del Agua qui s’est jouée jeudi 9 avril à l’amphi culturel du campus Portes des Alpes de l’université Lumière Lyon 2.

Une première création pour cette association

Le spectacle proposé hier soir a été créé par l’association Salsa4water. Cette association, consacre la passion de ses membres pour une cause solidaire ; en effet leur association propose des cours de Salsa et reverse l’adhésion de ses membres à l’ONG britannique Wateraid qui milite pour l’accès à l’eau potable et l’hygiène dans le monde. Cette année est tout de même une année spéciale pour cette association qui s’est lancée pour la première fois dans la conception d’un spectacle pluridisciplinaire mêlant ainsi danses latines et théâtre. Ce spectacle est donc le résultat d’une collaboration entre l’association Salsa4water, des élèves de l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) et des étudiants en Arts du spectacle de l’université Lumière Lyon 2. Guerra del Agua est un spectacle qui sensibilise le public sur « la cause » de l’eau. En effet, cette cause est au centre de la thématique du spectacle. C’est pourquoi cette soirée fut construite en deux temps : le premier, de 45 minutes, est le spectacle. Le second, organisé par l’association Esprit Critique, est un temps de débat et de réflexion sur la problématique de l’eau potable dans le monde.

Un spectacle inspiré d’un combat réel
Ce spectacle retrace le déroulement de la « Guerre de l’eau » qui s’est produite en Bolivie en 2000. On est donc face à Alba, une jeune photographe, qui est confrontée à la misère de l’eau en Bolovie depuis la privatisation du service de la gestion de l’eau. Elle décide donc de rejoindre la lutte des habitants de la ville qui n’ont pas les moyens d’avoir un accès correct à l’eau potable car elle devient inaccessible aux pauvres. Alba, aidé par les boliviens, utilisera toutes les cartes pour retourner la situation. Le spectacle est coupé en 8 « tableaux » mettant en lumière des points marquants de l’histoire, de l’arrivée d’Alba en Bolivie à la prise de conscience du problème en passant par la manifestation des habitants dans la rue.

Danses latines et théâtre, un mélange surprenant

Le spectacle nous confronte à plusieurs styles de danses assez différentes comme la salsa, la bachata, les danses traditionnelles ou encore les danses contemporaines. Elles permettent de mettre en avant des sentiments différents. On peut par exemple citer l’enchaînement de la manifestation, sans musique, où seuls les cris de révoltes des boliviens remplissent l’espace et de la danse contemporaine sur un fond de morceau acoustique guitare/voix qui laisse entrer une atmosphère très poétique. Il y a dans cette pièce, un réel effort d’équilibre des tons, entre poésie et révolte, sérieux et fêtes, danse et théâtre qu’il n’était pas évident à mettre en place.
Il y a bien sûr dans ce spectacle quelques maladresses comme quelques transitions entre les scènes jouées et les scènes dansées qui donnent un côté touchant à cette œuvre. On ressent vraiment une bonne énergie lors des danses qui ont par ailleurs été chorégraphiée par l’association elle-même. Ce spectacle, bien qu’étant un spectacle amateur montre une sensibilité et une volonté de bien-faire qui est ressentie par le spectateur.

Le festival Lumière sur Bron n’est cependant pas fini, ce soir, notamment, à 17h a lieu un goûter interculturel et un concert au Jack/Jack de Bron.

Camille Pialoux

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