Interview de Gérard Lecointe qui parle de son théâtre musical au Théâtre de la Renaissance

Après Joris Mathieu qui nous présentait sa vision de la direction d’un théâtre, découvrez Gérard Lecointe, directeur du Théâtre de la Renaissance d’Oullins qui nous explique son travail à la tête de cet espace conventionné musique et la programmation de la saison 2015-2016 qui s’ouvre le 7 octobre avec sa création 20 000 lieues sous les mers.

C’est votre deuxième année en tant que directeur du Théâtre de la Renaissance, comment s’est passée cette première année d’adaptation, si je puis dire ?
Gérard Lecointe : C’était une année transitoire en fait, j’ai été nommé en février 2014. Entre le mois de mars et le mois d’août 2014, j’étais chargé de la programmation de cette saison sans en être le directeur, pas complètement, puisque mon prédécesseur avait quand même placé un certain nombre de projets. Disons qu’à 60-70%, j’ai programmé la saison 2014-2015. Donc cette dernière saison fut une saison de transition pour moi puisqu’il a fallu que je construise l’équipe à ma façon, que je restructure le théâtre afin que ça corresponde à mon projet et à ma façon de fonctionner. Aussi bien d’un point de vue administratif, logistique et technique, il a fallu mettre plusieurs choses en place et cela prend du temps. Pour autant, il ne faut pas oublier de mettre en route son projet artistique donc ça a été vraiment une année de transition car si je me reporte en arrière, j’ai vraiment commencé à travailler sur l’artistique au mois de décembre 2014, donc j’ai passé 3 mois à me consacrer complètement à des problèmes de gestion. En plus, il y avait des petits problèmes financiers quand je suis arrivé – qui ne sont pas totalement solutionnés mais qui sont en partie solutionnés – et cela prend beaucoup de temps.
Je me sens finalement bien dans mes nouveaux habits depuis le mois d’avril 2015, donc ça ne fait pas longtemps et je serais ravi de répondre de nouveau à cette question dans un an pour savoir si, une fois qu’on a une bonne équipe – ce qui est le cas aujourd’hui. Tout le monde est bien soudé derrière moi il y a une belle entente, une belle ambiance donc on va voir l’année prochaine. Pour l’année 2016-2017, je suis déjà en train de bosser actuellement, l’année dernière, j’en n’étais pas à avoir un an d’avance. Alors que là, pour moi 15/16 c’est terminé et c’est l’équipe qui gère. Moi, je travaille sur les nouveaux projets. Je commence vraiment à atteindre mon rythme de croisière.
Après d’un point de vue plus personnel, je suis toujours musicien et dirige encore les Claviers et Percussions de Lyon artistiquement mais je commence progressivement à me retirer du jeu. Cette année, j’ai moins joué déjà. La saison 15/16 également, c’est-à-dire que je joue dans les productions existantes mais je me retire des nouvelles. Ce qui fait qu’à terme d’ici 2 ou 3 ans, je pense, je cesserai d’être le directeur des Claviers et Percussions de Lyon.

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Pour l’ensemble des Percussions Claviers de Lyon, justement, qu’est-ce que ça a changé de se retrouver associé à un théâtre ?
Ça n’a pas changé fondamentalement la façon de travailler des Percussions Claviers de Lyon. On est un ensemble conventionné, assez vieux maintenant, mâture, avec une reconnaissance et une logistique bien installées. On est soutenu par la ville de Lyon depuis très longtemps, on a un lieu de travail, des bureaux, un lieu de stockage et tout ça, ça n’a pas bougé. On continue à travailler dans des conditions similaires, on a l’avantage bien sûr d’être installé en résidence pendant trois ans à Lyon puisque lors de ma prise de fonction au Théâtre de la Renaissance, j’ai ajouté les Percussions et Claviers de Lyon dans mon projet théâtral. Donc maintenant, nous avons la possibilité et l’aisance de présenter à Lyon l’ensemble de nos projets, ce qui n’était pas le cas avant et d’inscrire le groupe qui est inscrit sur le territoire de Lyon, également sur la ville d’Oullins et ses alentours. Donc évidemment, ça fait de nouveaux projets et une plus grande charge de travail qui ne sera pas sans conséquence puisque le groupe ne pourra pas être à la fois en Asie, au Canada et à Oullins, donc il faudra faire des choix.
Le but d’une compagnie, d’un ensemble en résidence c’est qu’il y ait au moins une création par an ou quelque chose qui se rapporte à du répertoire qu’on recrée, donc l’an dernier, il y a eu la création Batèches, cette année, on crée un spectacle 20 000 lieues sous les mers et l’année suivante, il y aura encore une création, puis une autre l’année suivante.

Cette création dont vous parlez, 20 000 lieues sous les mers s’adresse plutôt aux enfants, non ?
Non, elle ne s’adresse pas plutôt aux enfants. Ce sont les programmateurs comme moi qui vont en profiter pour le présenter en séance scolaire mais c’est un spectacle tout public comme un autre au même titre que Le mari, la femme et l’amant ou Hors-jeu d’Enzo Corman ou un classique comme Le jeu de l’amour et du hasard. C’est du répertoire ! 20 000 lieues sous les mers, c’est une œuvre que tout le monde connaît – sans connaître d’ailleurs. Jules Verne est l’auteur le plus traduit dans le monde après la Bible je crois. Donc c’est quand même du patrimoine un peu comme Victor Hugo, c’est du lourd. Et c’est un texte qui intéresse beaucoup les universitaires, un peu plus que les ados. Moi j’ai lu ça quand j’étais ado bien-sûr et je l’ai relu plus récemment bien évidemment mais en fait c’est vraiment un chef-d’œuvre ce bouquin ! Même si ça n’a pas le talent d’un Victor Hugo et tout cet art de la littérature. Quand on lit Jules Verne, des fois, il y a des passages magnifiques d’un point de vue littéraire et d’autres où il est un peu faible mais il en a tellement écrit qu’on veut bien lui pardonner. De plus, Jules Verne était quelqu’un qui, avant de devenir écrivain et d’écrire 5 semaines en ballon qui a lancé ses voyages extraordinaires, était quelqu’un qui s’intéressait à la musique. Il voulait des spectacles musicaux, il écrivait des livrets, il y en a certains qui ont été donné à Paris dans les années 1850 et qui ont plutôt eu un certains succès. C’était son truc, le spectacle musical : faire de l’opérette, de l’opéra, du théâtre musical. Donc finalement, cet ouvrage parle à tout le monde car il est question de politique et d’un thème un peu cher à Victor Hugo, la question des oppresseurs contre les opprimés, la question de l’écologie, de l’humanité, d’où on vient ? qu’est-ce qu’on fait ? qu’est-ce qu’on pense ? à quoi on sert ? toutes ces questions sur les sentiments humains avec la vengeance, la guerre… Tout ça, c’est présent, ce n’est pas forcément destiné aux enfants. On connaît l’aventure mais il n’y a pas que ça dans cette œuvre. Justement Emmanuelle Praget, qui fait l’adaptation de cette œuvre, s’attache à faire une adaptation qui ne soit pas un truc à deux francs six sous comme certains jeux vidéos qui mettent en scène le Nautilus qui se balade dans les fonds marins et puis c’est tout. En fait, il y a beaucoup plus dans le bouquin, et ça c’est chouette de le présenter aux enfants mais si vous venez voir le spectacle, vous conviendrez que c’est un spectacle, comme pour Trois contes et Le Coq d’Or, qui s’adresse aux adultes qui ont bien compris qu’on allait se saisir de l’œuvre et pas seulement faire un spectacle édulcoré, vraiment pour les gosses car je n’aime pas ce genre de trucs. Après le présenter aux enfants, ça oui, ça m’intéresse et ça a beaucoup de succès auprès des programmateurs en tant que spectacle. Le problème d’un spectacle trop estampillé « jeune public » – d’ailleurs, je n’aime pas cette expression – c’est que vous n’irez jamais voir ça tout seul, vous irez avec votre enfant ou votre neveu ou votre petit-fils alors que 20 000 lieues sous les mers c’est un spectacle réellement tout public.

© Etienne Guiol
© Etienne Guiol

Donc vous ouvrez clairement votre programmation jeunesse à tout type de public et pas seulement aux enfants ?
Oui, c’est vrai. Après il y a Le roi Navet qu’on accueille autour d’un atelier au Bac à Traille dans le cadre de la politique de la ville destinée aux zones prioritaires. Entre chou et loup est un spectacle qui évidemment est destiné aux enfants mais moi qui l’ai vu, je peux vous dire que j’ai pris du plaisir à le voir même si j’étais là en tant que professionnel car c’est vraiment de la belle musique. Peter Pan, c’est du répertoire, Le Carrousel des moutons c’est du cirque et de la musique et vous allez passer un bon moment donc c’est l’idée d’avoir des œuvres qu’on peut présenter aux jeunes. Évidemment, nous, dans la programmation, on est obligé d’avoir des étiquettes, mais c’est plus des étiquettes que le fond de l’affaire.

Pour revenir à votre programmation plus générale, vous disiez que vous aviez programmé 60-70% de la saison dernière, cette année, vous avez réalisé l’intégralité de la saison, qu’avez-vous apporté l’an dernier au théâtre hormis les PCL et quels sont les projets que vous comptez développer ?
Déjà, je vais développer une programmation qui me ressemble. Si j’ai été nommé en tant que directeur ici, c’est parce que je suis comme je suis, j’ai fait ce que j’ai fait, j’ai l’âge que j’ai donc mon feeling et mon background font qu’on sait très bien qu’il y a des choses que je ne programmerai pas, d’autres que je programmerai.
Pour des choses très simples, je n’ai aucune compétence pour programmer du cirque ou de la danse par exemple et on est dans une métropole avec une Maison de la Danse qui le fait très bien. Lyon est une grande ville, donc mon idée est de développer un programme qui inscrit beaucoup la musique sur la scène et avec une ouverture d’esprit qui me correspond. J’adore aller voir une pièce de Molière comme j’adore assister à la représentation d’une création qui n’est pas facile et ça me fait beaucoup de bien aussi. Donc, Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, Le livre de l’intranquilité de Pessoa, Le système Ribadier de Feydeau, ce sont des chefs-d’œuvre alors que Le sentiment d’une montagne, c’est plus difficile donc voilà, c’est très ouvert, ce sont des coups de cœur. Je ne me donne pas vraiment de consignes parce que je n’ai pas envie de me mettre dans un carcan, après ma sensibilité ressort. Il y a 30 propositions, il y en a 2/3 qui sont consacrées à la musique, ce n’est pas anodin quand même…

En effet déjà l’an dernier, on avait pu constater que de nombreux classiques étaient mis en musique…
Oui ou l’inverse, vous savez j’ai été formé au CNSM et donc j’adore l’orchestration, j’en ai fait beaucoup quand j’étais étudiant et j’adore l’orchestration à partir du moment où c’est bien fait. Et je ne sais pas mais avoir accueilli Camille Germser cette année qui refait une lecture des Précieuses ridicules, c’est une forme d’arrangement que l’on décline à la musique et ça me plaît beaucoup et le Système Ribadier par exemple ou Le jeu de l’amour et du hasard que j’ai programmés sont vraiment des lectures qui n’ont rien à voir avec la version classique et je sais qu’on me l’a déjà reproché des fois. Parfois, je l’entends dans la bouche du public, il y a des personnes qui ont du mal à voir du Molière si ce n’est pas dans des costumes d’époque mais ça, ce n’est pas moi, ça ne me fait pas triper ça (rires) à la Comédie Française, ils font ça très bien ou au TNP avec Christian Schiaretti donc on ne va pas faire ça ici. L’idée est de présenter des classiques et de se tourner vers des metteurs en scène qui sont connus et reconnus et qui ont de belles idées de lecture et de réorchestration de l’œuvre qui sont magnifiques.
Mais il est vrai que dans ma programmation, sauf partenariat comme l’an prochain avec la Maison de la Danse, je ne vais pas me lancer dans une programmation sur de la danse, ce n’est pas un plateau pour ça, on n’est pas très équipé pour ça ici.

© Philippe Hanula
Les Misérables © Philippe Hanula

Vous venez de nous confier que vous aimez beaucoup l’adaptation des classiques en musique mais dans votre programmation on remarque beaucoup d’adaptation, de relecture de grands classiques pas forcément en musique, je pense aux Misérables de Hugo ou à Hamlet 60 notamment, vous votre truc c’est l’adaptation quelle que soit sa forme ?
Oui, c’est la même chose. C’est comme Les Précieuses ridicules de Camille Germser. Les Misérables, ce n’est pas une pièce de théâtre au départ, ça a été mis au cinéma, à la télé, en comédie musicale, ça tourne toujours dans des tas de version qui sont plus ou moins réussies. Cette version, je l’ai vue l’année dernière à Avignon et cette version est singulière car c’est assez fort et très spectaculaire en plus donc c’est assez fort de pouvoir s’emparer de chef-d’œuvre et de le transposer dans une lecture qui a du sens et qui n’est pas seulement de l’esbroufe. J’aime quand l’artiste va dans le sens de ce que l’auteur a voulu dire, après c’est très subjectif mais il y a quand même pas mal d’objectivité quand c’est réussi (rires).

Pour revenir à votre programmation, il y a pas mal de résonnances cette année, de rencontres autour des spectacles, comment tout cela s’organise ?
Ça c’est tout le travail de médiation d’un théâtre de scène public, ça fait partie de notre cahier des charges. Donc nous avons un gros travail de médiation sous toutes ses formes à faire. En fait, une fois que j’inscris les œuvres et les compagnies, c’est l’équipe de la médiation culturelle qui doit tirer les fils, alors on le fait ensemble, je mets en contact les metteurs en scène, les directeurs de compagnie pour pouvoir inventer des fils rouge, etc. Ça se met assez facilement en place tout cela.

Avec votre nouveau rôle, vous participez moins aux créations des PCL, n’est-ce pas un peu frustrant ?
Non, car je participe encore beaucoup au PCL. Par exemple, sur 20 000 lieues sous les mers, je ne vais pas être sur scène bien évidemment mais c’est moi qui vais faire la partition musicale de cette affaire là. Je me sens très très actif par rapport à ça et à d’autres créations qu’on fera plus tard avec les PCL ou avec d’autres compagnies pour d’autres projets donc la question se pose dans le jeu.
En tant qu’instrumentiste, ma vie pour l’instant c’est la scène, pour moi la scène c’est ma maison car quel que soit le lieu, un plateau de théâtre est toujours le même, on pose nos instruments toujours au même endroit… donc c’est plutôt de quitter cette maison là qui va être difficile mais comme je l’ai organisée de façon douce avec mes amis des PCL, ça devrait aller. D’autres auraient préféré la rupture mais moi je n’aurais pas pu arrêter d’un coup. Là ça me va car dès que ça me manque, hop je joue et au fur et à mesure ce temps va se distendre.

© Louise Kelh
© Louise Kelh

Vous disiez que vous alliez vous investir dans d’autres projets de spectacles indépendamment des PCL, vous dirigez-vous vers le théâtre?
Non, je ne ferai pas de théâtre, je ne suis pas metteur en scène et je n’ai pas l’intention de le devenir. Je n’ai pas de fantasme là-dessus. J’ai le fantasme de travailler avec des metteurs en scène sur certains projets où je pourrais être actif sur la partie musique, ça oui ! J’espère pouvoir mener à bien certains projets qui sont pour l’instant dans ma tête, il faut que les rencontres avec les metteurs en scène se fassent… Il faut ensuite inscrire une forme de résidence ou de compagnonnage avec certains comme Eric Masset actuellement qui est un jeune comédien et metteur en scène. Il a présenté Femme Verticale l’année dernière et cette année, il présente Malentendus, on a un projet sur 16/17 qui est en train de se mettre en route. On a également l’envie d’associer un autre metteur en scène dans le projet du théâtre avec les PCL ou indépendamment.
Donc c’est en cela que je me rapproche du théâtre mais seulement du théâtre musical. Si un jour, il y avait une version d’un Beckett ou d’un Tchekhov, je ne vois pas bien quelle serait ma place là-dedans ou alors, il faudrait que le metteur en scène invente quelque chose et que la musique devienne prépondérante pour que je puisse m’intégrer au projet mais bon Tchekhov se suffit à lui-même, il y a déjà beaucoup de musique dans ses mots pour ne pas en rajouter à mon avis (rires).

Vous parliez d’Eric Masset qui est lui aussi en résidence, combien d’artistes ou compagnie accueillez-vous cette année en résidence ou en compagnonnage ?
Dans la partie Théâtre, il y a Eric avec qui on a travaillé sur 14/15, on travaille sur 15/16 et avec qui un projet se met en place pour 16/17 et on verra pour 17/18 mais je pense qu’il va se passer quelque chose parce que ça se passe vraiment très bien avec lui, c’est un garçon charmant, intelligent et qui est très sensible du point de vue de la médiation donc c’est très précieux. Ensuite les PCL sont inscrits pour 3 ans. Après, il y a des projets plus courts, l’an prochain j’accueille l’Arfi pour une année seulement, ce n’est pas un projet de résidence pérenne.
Après puisqu’on parle résidence, le Théâtre de la Renaissance étant un espace conventionné musique, j’espère qu’on va pouvoir accueillir pour 16/17, un compositeur en résidence, Samuel Sighicelli ayant été en résidence ces deux dernières années.
À terme, l’idée serait d’avoir un ensemble musical associée, les PCL, un compositeur à trouver pour 16/17 et un ou deux metteurs en scène, sans oublier des jeunes compagnies qu’on peut accueillir pour une ou deux années.

Pour conclure cette interview, quel est votre réel coup de cœur pour cette année ?
Oula il y en a beaucoup… (rires) Franchement.
Il y a des coups de cœur sur ce que j’ai vu comme les Misérables, il y a des coups de cœur pour des choses qui n’existent pas mais parce que j’ai été sensible au rendez-vous avec les artistes et à la façon de présenter le projet comme Sérénades. Après avoir vu Bakakaï, au Théâtre de la Croix-Rousse, mis en scène par Cholé Bégou, j’ai voulu lui donner sa chance pour Le Sentiment d’une montagne. Ce n’est pas un coup de cœur sur le spectacle mais bien pour les artistes. Donc c’est un peu l’interrogation pour moi et pour eux aussi d’ailleurs (rires). Quand on a parlé avec Damien Poucet d’accueillir Le livre de l’intranquilité, ça n’a pas été un coup de cœur au même titre que les autres mais c’en est un quand même car je connais Michel Van der Aa, sa musique et Pessoa, c’est un sommet de la littérature du XXème qui m’a forcément fait une forte impression. Après, j’ai plein de coups de cœur, je ne vais pas vous dire que j’ai pris un truc par défaut (rires).
Mais bon s’il faut en choisir un absolument, je vous invite à venir voir 20 000 lieues sous les mers (rires) car c’est un coup de cœur mais je ne sais pas encore si on va se ramasser ou non.
Moi, je suis, je m’estime, et vous aussi même sans le savoir, être le fils de Victor Hugo, nous qui vivons dans ce XXIème siècle avec notre façon de penser, tout ça… Les Misérables, c’est parfaitement d’actualité mais vraiment lui d’un point de vue politique, il avait tout compris, donc même si ce n’est peut-être pas le spectacle de l’année, c’est un coup de cœur pour l’œuvre en tout cas.
J’avais vu il y a quelques années, Tempête sous un crâne de Jean Bellorini à la Croix-Rousse qui est une version des Misérables qui n’a rien à voir avec la version qui va venir ici et pourtant la version de Bellorini m’avait presque fait chialer, d’abord parce que le texte de Victor Hugo était là, pas dans son intégralité évidemment, mais le texte moi ça m’ébranle à chaque fois et là de nouveau, ça m’ébranle mais bon c’est l’œuvre plus que le spectacle.

Propos recueillis par Jérémy Engler

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