Japan Touch 2016 – Lyon y vient sans regret !

Les samedi et dimanche 10 et 11 décembre 2016 (période de la Fête des Lumières) se tiennent, à Eurexpo, deux salons distincts qui sont accessibles avec un seul billet : la Japan Touch et le Salon de l’Asie. Deux dates et deux salons dans lesquels l’Envolée culturelle était présente. Que peut-on y voir ? Y faire ? Ou même y goûter ? Réponse dans quelques lignes.

L’arrivée au matin : un baptême du feu du passionné

Il existe deux grands moyens d’aller à Eurexpo : la voiture (qui viendra occuper un des cinq parkings visiteurs assez rapidement), et les transports en communs lyonnais. Ce deuxième moyen a ses avantages et ses inconvénients ; il est agréable d’entrer dans un tramway le matin, et, pour une fois, croiser un Noctali, quelques Pikachus, beaucoup de licornes, et quelques magical girls. Il est cependant moins agréable d’être collé à eux ; les TCL se vantent dans leur communication d’horaires aménagés pour l’évènement… Mais il est assez difficile d’y croire quand on assiste à la formation d’un groupe compact de personnes, qui voltigent en fonction des virages et des à-coups (notons – à la décharge des transports en communs – qu’il s’agit tout de même d’une opportunité rare de voir des licornes prendre leur envol).

Une fois sur place, le parcours du combattant n’est pas terminé : il faut passer par les fouilles de sécurité, et acheter sa place à la billetterie… ou passer par la file des préventes. En tout cas, en fonction de l’heure, l’attente peut être longue… Très longue. Mais beaucoup acceptent cette attente, sorte de rituel dont il est, de toute façon, techniquement difficile de se défaire. Mais une fois le ticket présenté à l’entrée, le salon est enfin accessible ! Ces heures de patience seront-elles méritées ?

© Jordan Decorbez
© Jordan Decorbez

Cosplay & Goodies : la base de tout salon de la culture pop

Rien d’étonnant à trouver, en arrivant, montagne de goodies : reproductions d’armes de divers mangas ou jeux vidéo, vente de figurines, de DVDs, de vêtements traditionnels, de bonnets, T-shirts et autres kigurumi (sorte d’hybride entre le costume et le pyjama), les cartes bancaires de tous les fans n’ont qu’à bien se tenir ! (Astuce : prenez la décision de tout payer en liquide, et essayez de retirer de l’argent sur place… La file d’attente risque bien de refroidir quelque peu vos ardeurs !)

© Jordan Decorbez
© Jordan Decorbez

L’ambiance est globalement assurée par les visiteurs eux-mêmes : on se déplace – librement, car les stands sont suffisamment espacés – on discute avec nos amis, on regarde un porte-clés qui attire notre convoitise et soudainement, nos yeux sont attirés par telle armure de Warhammer, ou tel costume de Norbert Dragonneau, et on pense : « Waow. C’est comme dans un rêve. ». Voir Tidus et Yuna de Final Fantasy X discuter avec le dixième docteur, ça n’arrive pas tous les jours, et cela provoque pourtant toujours son petit effet, une sorte d’heureuse transgression d’une poignée de quatrièmes murs.

Et évidemment, la fête serait moins réussie s’il manquait ces fameux free-huggers, ces personnes de tous âges, sexes, costumes qui vous offrent une chaleureuse embrassade fraternelle. On se sent rapidement chez soi, dans son univers où chacun assume – non, vit – sa passion. Mais assez parlé des visiteurs – parlons des exposants.

Manga, jeu vidéo, animations et quelques miam devant la grande scène

Tous les pans de la culture nippone connus en France sont représentés : le manga tout d’abord, avec des ventes de tomes neufs, d’occasion, et une déferlante habituelle de yaoi (mangas destinés à un public féminin mettant en scène des romances homosexuelles masculines plus ou moins crues). On peut aussi mentionner les animes, adaptations de mangas ou créations originales en imagerie animée, qui se vendaient massivement, et parfois à prix d’or.

Au-delà de tout ça, on trouve dans cet océan de pop-culture quelques écrans d’ordinateurs, quelques télévisions, quelques consoles – des années 80 jusqu’à celles d’aujourd’hui. On croise, ci et là, des joueurs frapper sur des bongos en rythme, des gens s’adonner à Mario Kart, et même des stands consacrés au jeu vidéo professionnel, l’e-sport, avec des associations qui se présentaient. On notera que cette partie jeu vidéo a tendance à phagocyter de plus en plus d’espace au fil des années, et le public se montre présent.

On trouve enfin quelques merveilles dans le rayon grignotage : saviez-vous que kit-kat (ceci n’est pas un placement de marque) avait des tas de déclinaisons de ses produits, uniquement à destination du Japon ? Thé vert, fraise, fleur de cerisier… Certaines de ces déclinaisons sont à retrouver sur les étals de la convention ! Nous retrouvons bien évidemment des pastilles au wasabi, et quelques fruits séchés, aussi appétissants et gouteux qu’onéreux !

© Jordan Decorbez
© Jordan Decorbez

Tout cela se visite avec un murmure de visiteurs permanent, et, ponctuellement, avec quelques musiques : de la K-pop s’est faite entendre sur la grande scène, avant de laisser place, en fin de journée, au concours de Cosplay (félicitations d’ailleurs au groupe de Pirates des Caraïbes, et au cosplay de Suki d’Avatar pour leurs premières places !).

Une dédicace et on se cas… et on part.

Reno Lemaire © Jordan Decorbez
Reno Lemaire © Jordan Decorbez

Enfin, difficile de parler d’une convention sans mentionner ses rencontres : outre les diverses conférences qui se tenaient dans une salle consacrée (avec notamment Fred, connu pour son rôle de Sparadrap dans Noob, ou Kayane, joueuse professionnelle et animatrice télé sur Game One), on se souviendra de Reno Lemaire, mangaka français de la série Dreamland, et on attendra, le dimanche, Elsa Brants, auteure de la série Save me Pythie.

Tout cela fait, l’heure de partir est proche, et c’est le cœur (et les jambes) lourd(es), mais le portefeuille allégé que nous quittons Eurexpo pour retrouver nos licornes volantes, dans la suite des aventures d’un Tramway nommé souffrir. Mais nous n’en avons pas fini avec ce salon ! Loin de là ! Rendez-vous demain pour un autre article, qui sera cette fois consacré à la French Touch dans la Japan Touch !

Mata ash’ta !

Jordan Decorbez

2 pensées sur “Japan Touch 2016 – Lyon y vient sans regret !

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