Japan Touch, quand l’Asie touche-à-tout !

Les 28 et 29 novembre 2015 se tenaient simultanément et au même endroit la Japan Touch et le Salon de l’Asie. Ce weekend donc Eurexpo s’était drapé de ses plus beaux habits asiatiques pour vous proposer un voyage ludique et initiatique au cœur d’une culture fondamentalement différente de la nôtre.

Un salon de l’Asie trop épuré

Le Salon de l’Asie faisait pâle figure à côté de la Japan Touch. Tout d’abord, l’espace accordé était très, trop grand pour le salon dont les expositions intéressantes mais réduites laissaient un goût inachevé. Les expositions de Serge Rousset sur ses armures samouraïs faites en matériau de récupération ou celle d’Hélène Veilleux sur la Corée du Nord en sont le reflet. Ces deux expositions étaient vraiment intéressantes et ont eu un certain succès mais étaient mal mises en avant, surtout celle sur le « 38ème parallèle Nord ».

38ème Parallèle Nord © Hélène Veilleux
38ème Parallèle Nord © Hélène Veilleux

En revanche, les stands sur les sports de combats étaient eux bien représentés, si quelques démonstrations et initiations ont su intéresser le public, espérons que cet événement aura fait grimper le nombre de licenciés.
La vraie satisfaction vient des stands de nourriture qui proposaient un choix variés de spécialités asiatiques, de quoi saliver pendant l’heure de queue nécessaire devant les échoppes pour accéder à un bon plat toutefois assez cher.

© Jérémy Engler
© Jérémy Engler

La nouveauté de cette année, le Book Corner, était un espace qui a su attirer le public qui a pu acheter les livres des auteurs ou dessinateurs invités en dédicace ou découverts lors de conférences particulièrement diverses et intéressantes allant de la préparation de son voyage en Asie à l’interprétation des contes avec Sam Cannarozzi.
Toutefois, l’intérêt du salon de l’Asie résidait moins dans ses stands que dans ses animations ou ateliers, aussi il était possible d’apprendre les langues asiatiques, d’avoir des initiations culinaires…

© Jérémy Engler
© Jérémy Engler

Une Japan Touch dense et parfois étouffante

Le salon dédié au Japon se décomposait en deux parties, le Japon Zen et le Japon Pop. Le Japon Zen, comme son nom l’indique était très agréable à l’inverse de son camarade Pop.

Kokedama © Jérémy Engler
Kokedama © Jérémy Engler

L’entrée dans l’espace Zen se faisait par le « monumental » Mont Fuji qui n’avait de monumental que le nom, cette reproduction en paille et gobelets en plastique était un peu décevante. Heureusement la balade sur le petit bout de reconstitution de jardin japonais, très beau et agréable rattrapait le tout, mais ce lopin de terre aurait mérité d’être un peu plus étendu, puis la découverte de l’ikebana, l’art de la composition florale, et du kokedama, qui met en avant les plantes dans leur plus bel état, sans pot, sans support, où tout est visible des racines jusqu’aux fleurs gomment vite cette déception inaugurale.

Ikebana © Jérémy Engler
Ikebana © Jérémy Engler

Ces fleurs aux formes si particulières illuminent notre voyage et nous guide vers l’exposition du Japon en surimpression et l’exposition de croquis des carnets de voyages d’Anaïs Groisy qui nous propose une immersion graphique au cœur du Japon, loin des clichés mais proche des gens. Après ces pérégrinations, juste en face, s’offre à nous l’expérience du Shiatsu, une technique de massage « relaxasante » juste avant d’entrer dans la Kermesse et de découvrir des jeux traditionnels japonais ou des jeux vidéos japonais pas encore importés en France mais qui ont passionné le public qui défilait derrière les consoles.

Si le Book corner faisait la part belle aux livres vendus en librairie, la transition géographique entre le Japon Zen et Pop se faisait par l’espace créateur où l’on pouvait découvrir des auteurs de Haïkus, des mangakas en herbe ou chevronnés qui nous dressaient le portrait aux côtés de nos personnages préférés ou qui tout simplement nous dessinait nos personnages préférés. Mention spéciale au stand Dragon Ball Multiverse (site qui propose une fan-fiction sur l’univers de Dragon Ball absolument géniale que nous vous invitons à découvrir et qui fera prochainement l’objet d’un article), dont l’un des dessinateurs, Asura, n’a presque pas eu de pause le dimanche tant il fut harcelé par les fans lui demandant des dessins et qui n’a pu finir la journée qu’avec l’aide d’un Efferalgan !

Asura en plein dessin © Jérémy Engler
Asura en plein dessin © Jérémy Engler

Le Japon Pop lui était étouffant, trop de gens et trop peu d’espaces entre chaque stand rendaient la circulation très peu agréable. Peut-être que des allées plus grandes auraient été un choix judicieux. Entre les très beaux cosplayeurs qui se font prendre en photo, les gens qui s’arrêtent à chaque stand, il est difficile de profiter pleinement du salon. Toutefois, pour tous les fans de mangas, de cosplay et autres geeks, c’était le paradis !

© Jérémy Engler
© Jérémy Engler

Une profusion de stands remplis de goodies faisaient tourner les têtes, toutefois, il est dommage de retrouver presque systématiquement les mêmes produits d’un stand à l’autre et parfois à des prix différents… Ceux qui avaient oublié le concours de Cosplay se voyaient bénéficier d’une seconde chance grâce aux nombreuses boutiques qui vendaient les déguisements. D’ailleurs, il est dommage que le samedi, pour une grande partie du public, le salon se soit résumé au concours de Cosplay. Le concours avait lieu à 16h et dès 14h30-15h, les gens attendaient devant la scène le début du concours en écoutant en fond le pianiste coréen Choi Soo Min (heureusement qu’il était là d’ailleurs) puis à 17h30, la remise des prix du concours passée, le salon s’est vidé presque d’un coup.

Le pianiste Choi Soo Min © Jérémy Engler
Le pianiste Choi Soo Min © Jérémy Engler

L’espace drift présentait quelques voitures grandeur nature et des courses de voitures téléguidées en drift dont la maîtrise des pilotes était admirable. L’espace jeux vidéos, importés cette fois-ci, a vu de nombreux duels de gamers vraiment impressionnants, lors duquel le plus fort n’est pas toujours celui qui le pense…

Ce salon, malgré quelques problèmes de gestion d’espace et une trop petite mise en avant des exposants des cultures asiatiques autres que japonaise, permet tout de même une immersion et une découverte ludique de l’Asie, ce continent aux multiples facettes si fascinantes.

Jérémy Engler

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