L’EXPÉRIMENTATION KITCH

Kitch fait naître Henger , premier album sous haute tension, qui annonce la couleur dans un univers turbo noise psyché. Quelques mois plus tard, ils retournent s’enfermer pour composer leur deuxième album, en cours de production au sein de la KASA NOSTRA. Riffs et mélodies s’entremêlent dans cet univers bien à eux. L’expérimentation reste leur terrain de jeu favori.

KITCHgroupeKitch ©  Lucien Rousset

  • Comment s’est faite votre rencontre à tous les quatre et pourquoi avoir choisi de s’appeler Kitch ? 

Léo : On s’est d’abord rencontrés avec Dany à l’École Nationale de Musique à Villeurbanne. On avait dans l’idée de monter un projet tous les deux, puis il connaissait Thomas qui était batteur. On a donc commencés à répéter tous les trois à Saint-Priest, on ne savait pas trop dans quoi on s’embarquait et quel projet on allait faire. On s’est dit qu’il nous fallait une quatrième personne. Adrien est arrivé et c’est là qu’on a compris ce qu’on voulait vraiment faire.

Dany: Pour le nom du groupe, on voulait quelque chose de simple, mais en même temps un peu drôle et pas compliqué. On s’est dit que Kitch ferai l’affaire. 

 

  • Vous avez sorti dernièrement votre premier LP Henger , comment qualifiez vous l’univers autour de ce projet ? 

Dany : C’est un album que l’on peut qualifier dans un premier temps de « dark ». Au-delà de la musique, c’est tout un univers sombre, on peut le voir à travers les couleurs de la pochette de l’album faite par Rémy Badout. On peut le qualifier aussi de très expérimental, car c’est une façon de composer propre à nous, on se cherchait encore. C’est un album de découverte, autant entre nous que pour les autres. 

Léo : Quand on a enregistré, le groupe avait six mois, on est ensuite parti en Bretagne pour s’isoler pendant une semaine et travailler sur cet album. 

 

  • Il y a un énorme travail de recherche musicale, on peut par exemple citer ce contraste de claviers électroniques et guitares. Voulez-vous rester dans cet esprit pour vos projets à venir? Comment vous voyez Kitch évoluer? 

Adrien : Je pense que le projet ne va faire qu’évoluer et bouger encore et encore, mais toujours en restant dans une esthétique pleine de nuances. 

Dany : Oui, ça ne va jamais s’arrêter d’évoluer je pense, c’est d’ailleurs un peu le terrain de jeu de Kitch. On ne veut pas se mettre dans un style particulier. Ce sont nos envies, les questions que l’on va se poser et comment on va s’entendre tous les quatre :  toutes ces choses vont aider et faire grandir le projet. 

Léo : Par rapport à l’évolution, on peut prendre comme exemple le deuxième album. On est aussi retournés en Bretagne, au même endroit que pour le premier. Cette recherche instrumentale sur ce premier album était super intéressante, mais on s’est dit qu’il fallait aussi qu’on arrive à toucher des gens qui ne connaissent pas forcément la recherche de son, ou encore les influences que l’on a. On a donc essayé de faire un album un peu plus concis, mais tout en gardant ce côté expérimental. C’est ce qui est intéressant je pense, le premier était vraiment un album de découverte tandis que le deuxième va être plus facile à comprendre dans le sens où il va nous ouvrir plus de portes.

Kitch EPHenger  ©  Rémy Badout

  • Comment composez-vous ? 

Léo : C’est vraiment un travail de chacun et égal, on compose en répète tous les quatre. C’est l’esprit de groupe avant tout. 

Dany : Concernant la composition, on a une méthode différente de travail entre le live et les répétitions. Avec la tournée de cet été et les autres concerts qu’on a pu avoir, on a déjà proposé de nouveaux morceaux. Sur scène, cela nous permet de voir comment les gens réagissent, mais aussi de mûrir et d’agrémenter au fur et à mesure les compositions jouées en live.

 

  • Vous êtes partis en tournée cet été dans plusieurs villes comme Paris, Marseille et bien d’autres, comment c’était ?

Dany : Toutes ces dates ont été hyper formatrices pour nous, car tout dépend vraiment de la ville et des salles. Ces événements sont tous différents, mais cela fait grandir et c’était super. Il ne faut pas se poser de questions, il faut vivre le truc jusqu’au bout. 

Léo : On a fait six dates dans six villes différentes en un mois et on a autant appris sur ces différentes dates. Nous n’avons pas non plus vraiment eu de mauvaises expériences, mais que de bonnes surprises.

 

  • Quelles sont les belles choses qui arrivent pour Kitch cette année ? 

Dany : Le nouvel album surtout, il y a aussi beaucoup de dates qui arrivent et encore pas mal de surprises ! On travaille avec Des Lys de Novembre qui est un petit promoteur DIY crée par Elisa et Lévana qui sont des amies de longue date. Elles nous suivent et nous soutiennent énormément.

 

  • Et dernière question, comment voyez-vous évoluer le rock sur la scène musicale française et surtout à Lyon ? 

Dany : C’est un peu compliqué comme question ! J’ai l’impression que la communauté du rock est en train de grandir et j’en suis très content. Après c’est difficile d’être objectif car j’y évolue. Je pense qu’il y a quand même un truc qui évolue et il ne faut peut-être pas rester cantonné au rock, la musique prend des essors importants maintenant où il y a des styles qui se confondent, qui viennent s’entremêler les uns entre les autres. L’éclectisme est enivrant ! Il y a plein de scène rock où au final tu te retrouves plus devant une scène élétro-rock, ou encore rap-rock. Mais quand tu regardes autour de toi, le public est varié et c’est super beau. Je pense que Lyon est vraiment devenu un des berceaux de France pour le rock. Et puis on a des scènes superbes comme l’Épicerie Moderne, le Marché Gare, le Farmer, le Sonic…

Léo : En fait le rock évolue avec le temps, avec la société dans laquelle on est, avec internet, avec l’accès à des cultures assez abondantes. Aujourd’hui, nous pouvons faire ce que l’on veut. Comme le disait Dany, ce qui est sûr, c’est que l’on voit de plus en plus un public éclectique. C’est là qu’on se rend compte qu’il se passe plein de trucs. Il y a plein d’expérimentations et tu te rends compte que tu as accès à toute la musique du monde. Mais la scène rock se tient super bien ! C’est beau d’avoir des lieux comme ceux qu’a cités Dany qui font encore de la résistance à Lyon. Par exemple pour le Farmer, les gars se forcent à avoir un concert tous les soirs pratiquement et donner une superbe programmation. Il y a des gens qui se bougent et qui ont vraiment envie que cela perdure, c’est ça qui est beau. 

KITCHphotofinarticle ©  Elisa Artero

Kitch – Wicked 

Kitch – Order 

DATE À VENIR: 

 

 

Propos recueillis par

Lucile SauverzacLucile

 et Candice Grousset.Candice

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