Live-report : Disiz au Ninkasi Kao, de la bête de bombe.

Nous avons assisté au concert de Disiz dans la salle du Ninkasi Kao à Gerland. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Disiz est un rappeur français. Il s’est fait connaître sous le nom de Disiz La Peste avec un morceau en particulier : Je Pète les Plombs. Il a sorti son dixième album Rap Machine en juin cette année. Pour sa tournée Rap Machine Tour, il repassait à Lyon ce samedi 5 décembre pour un show puissant.

Une première partie qui chauffe la salle : S.Pri Noir

Pour chauffer la foule, une première partie commence vers 20h : S.Pri Noir. Jeune rappeur montant, il tourne en ce moment pour son deuxième album Le Monde Ne Suffit Pas. On sent qu’il était très attendu par une partie du public. Ils sont quatre sur scène, trois rappeurs et un DJ. Avec seulement 35 min de concert, S.Pri Noir arrive à chauffer la salle, en faisant sauter et chanter tout le monde. Énergique, il lance le début de la soirée et nous met bien dans l’ambiance pour la suite.

@disizfr
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Un concert qui réunit

Vers 21h10, Disiz arrive sur scène. Il est accompagné de deux Djs derrière lui, qui lancent le show avant son arrivée. Disiz arrive et commence directement avec Buzzer Shot et Les 10 Commandements du MC, que le public reprend déjà en cœur. Il enchaine les chansons, ne les jouant pas toutes en entier afin d’en jouer un maximum pour combler son public. Et en effet on est ébahie devant une telle setlist composée de 31 chansons, sans compter certains interludes musicaux. La setlist contient majoritairement des morceaux de Rap Machine, mais elle mélange aussi tous les albums en partant de son tout premier Le Poisson Rouge en 2000. On sent un public qui l’attendait, en reprenant en cœur ses morceaux, que cela soit son premier très connu J’pète les plombs ou ses derniers comme Mon Amour. Dès les premières notes de ces chansons, on sent le public heureux d’entendre ces chansons, et tout le monde commence déjà à chanter. Le public est assez éclectique, de tous les âges et de tous les styles, tous reprenant en cœur les paroles de Disiz et dansant. On voit des fans de longue date, qui suivent Disiz depuis son premier album, jusqu’au fans plus récents.

Un show qui fait danser…

À la fin de son concert, Disiz enchaine avec deux chansons : Auto-Dance et Kamikaze. Sur Auto-Dance, toute la foule se lâche et danse comme elle le sent, tous différemment. On sentait que cette chanson était très attendu, au son des cris du public dès les premières notes. Avant de commencer, Disiz nous parle de la chanson et nous demande de danser comme si on était seul, et de s’éclater ! Disiz termine son show avec Kamikaze, sur lequel S.Pri Noir et ses acolytes le rejoignent. La foule se déchaine, danse dans tous les sens, saute, chante. À la fin, tout le monde est heureux de bouger sur le flow de Disiz, dans la chaleur du Ninkasi.

Mais aussi très personnel et engagé

@disizfr
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Mais Disiz n’est pas seulement réputé pour son flow, il a aussi des textes personnels et qui affirment ses positions, ce que l’on retrouve dans son concert. En effet, avant la plupart des chansons, il nous parle un peu de lui, de ses enfants par exemple que l’on retrouve avec lui sur la pochette de Rap Machine. Et puis, vers la fin du concert, il s’apprête à chanter On S’Comprend Pas. Il rappelle au public qu’il a écrit cette chanson après les attentats de Charlie Hebdo en janvier. Mais il passe rapidement dessus, avant de revenir sur le sujet pour sa dernière chanson, Kamikaze. Il nous explique qu’il continue de chanter cette chanson car « on va pas s’arrêter » à cause de « lâches », puis il nous parle du sens de la chanson, qui parle de l’expression artistique, d’une « explosion par l’art ». On sent à travers ça qu’il a été très touché par les derniers évènements, et il nous le montre à travers sa musique.

Disiz a su nous montrer ce samedi soir ses capacités sur scène, face à une foule diverse qui attendait ce concert avec impatience. On a pu également découvrir le rap de S.Pri Noir, très prometteur. On ressort du Ninkasi assez content de notre soirée, en ayant envie de réécouter et redécouvrir tous les morceaux de Disiz depuis ses débuts.

Éléonore Arnould

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