L’ombre de Grey Mountain, le dernier livre de John Grisham

John Grisham est l’un des plus grands auteurs de romans policiers à travers le monde. Auteur de plus de trente livres traduits dans plusieurs langues, il excelle dans le genre policier. Né en 1955 à Jonesboro dans l’Arkansas, cet auteur a d’abord été avocat aux États-Unis puis à partir du succès qu’il obtient avec la Firme (sorti en 1992 et adapté au grand écran avec Tom Cruise ) il se consacre à l’écriture, produisant un à deux livres par an toujours plus célèbres et lus dans le monde entier : l’Affaire Pélican (1992) , l’Idéaliste, (1996) , L’associé (1997) ou plus récemment le Contrat (2011) ou le Manipulateur (2013). Sa grande popularité tient aussi au grand nombre de livres qui ont été adaptés à l’écran, pour en citer quelques-uns, Le Maître du Jeu avec Gene Hackman et Dustin Hoffman ou encore le Client avec Tommy Lee Jones.

Son dernier livre

ACH003517705.1415249706.580x580L’Ombre de Grey Mountain est le dernier livre de l’écrivain. Sorti il y a quelques jours, le livre se vend déjà à plusieurs centaines d’exemplaires en France.
C’est l’histoire de Samantha Kofer, jeune avocate au faite de sa carrière, exerçant à New-York. L’histoire se passe en 2008, à la suite de la crise des subprimes, c’est la crise liée à la chute des Lehman Brothers, cette grande banque d’investissement multinationale fait faillite, entraînant dans sa chute toutes les grandes corporations américaines dont l’énorme entreprise d’avocats où Samantha travaille.
La jeune femme se voit donc congédiée du jour au lendemain, chose qu’elle redoutait depuis bien longtemps due à cette crise financière. Elle tente de chercher un autre travail et réussit à trouver un job dans un tout autre genre d’entreprise, elle part à Brady en Virginie, dans les Appalaches, au sud du pays. Ce lieu est cher à l’auteur, il y a grandi et est au cœur d’un grand nombre de ses livres.
Dans cette petite ville minière assez pauvre et isolée, Samantha va rencontrer des gens complètement différents de ceux qu’elle fréquentait à New-York et surtout un train de vie différent. Elle va apprendre à défendre la cause des oubliés, des pauvres, de ceux qui se battent contre les énormes multinationales ( dont le combat est évidemment perdu d’avance), connaître la violence des salles d’audience et les menaces.
La ville est en effet encerclée de grandes compagnies minières qui ne cherchent qu’à détruire les magnifiques paysages pour extraire un maximum de ressources pour mener au plus grand profit.
A New-York, elle défendait des promoteurs immobiliers richissimes, imbus de leur personne et snobs dont elle avait presque envie qu’ils perdent !
Mais la ville de Brady n’est pas si calme qu’elle en a l’air et cache de lourds secrets, les habitants souvent laissés pour compte et sous la coupe de ces énormes compagnies minières ont de grandes révélations à faire…Les personnages qu’elle rencontrera seront toujours nimbés d’un certain mystère, toujours un peu suspects laissant toujours planer un mystère qui sera enfin résolu seulement à la fin du roman …

La défense d’une certaine cause dans l’œuvre de Grisham

John Grisham lors d'une conférence avec Michael Connelly au Théâtre des Célestins lors du festival des Quais du Polar © Jérémy Engler
John Grisham lors d’une conférence avec Michael Connelly au Théâtre des Célestins lors du festival des Quais du Polar © Jérémy Engler

L’auteur était présent à Lyon, à l’occasion des Quais du Polar (27, 28 et 29 mars 2015). Pendant la conférence au théâtre des Célestins avec Mickael Connelly, Christine Ferniot (Télérama) lui pose la question : « Êtes- vous un écrivain justicier, une sorte de chevalier blanc défendant de grandes causes ? » L’auteur répondra que non, il n’est pas un chevalier blanc mais que durant sa carrière d’avocat il a été habitué à voir des innocents désignés coupables, des causes non défendues…
Le grand système judiciaire américain n’est peut-être pas si juste que ça, dépassé par le pouvoir des grandes multinationales, voulant toujours faire plus de profit, et c’est ce que met en valeur l’écrivain dans son œuvre.

L’auteur s’intéresse au Sud dans son œuvre car il y a grandi. Imprégné de cet endroit des États-Unis il va dépeindre des personnages avec un certain humour. Le roman est assez gros (comme tous les livres de l’auteur) mais il vaut le coup d’être lu. Si vous voulez vous plonger dans un bon polar, lisez vite celui-ci mettant ainsi à l’honneur le festival des Quais du Polar à Lyon !

Alicia Pech

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