« Lyon Renaissance, Arts et Humanisme » une exposition pleine d’Histoire au musée des beaux-arts de Lyon !

Jusqu’au 25 janvier 2016 le musée des beaux-arts de Lyon nous propose une exposition sur la richesse artistique de Lyon depuis la Renaissance. En effet, au XVIème siècle Lyon est la ville du commerce (grâce à son emplacement géographique unique), une sorte de nouveau Versailles et la ville des grandes découvertes techniques et artistiques. Cette exposition « Arts et Humanisme » nous plonge dans l’époque artistiquement riche de Lyon, au cœur de la Renaissance, avec 300 œuvres rassemblées par le musée pour l’occasion.

Lyon, la ville du commerce

« Ou est la ville ayant un tel bruit
En Changes, Foires, Marchandises ?
Nulle mieux que Lyon ne bruit
Soient les Anvers ou les Venises. »
Charles Fontaine, Ode de l’antiquité et excellence de la ville de Lyon, Lyon, Jean Citoys, 1557

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Salviati, L’incrédulité de Saint Thomas, 1543-1547

L’exposition nous plonge dans une Lyon marquée par des influences italiennes certaines. Louis XI ayant approuvé les privilèges des quatre foires annuelles et suite aux succès de ses foires, des marchands et des banquiers florentins s’installent dans la ville et s’organisent en « nation florentine ». Cette communauté sera la plus importante communauté marchande et banquière de la ville.
Ces influences italiennes apportent des changements artistiques et urbains considérables : des chapelles florentines sont aménagées et ornées par des artistes tels que le peintre Francesco Salviati. Le cardinal François de Tournon, arrivé en 1551 comme archevêque de la ville de Lyon, pourrait avoir introduit la majolique (une faïence italienne) en France.

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Eglise Notre Dame de Confort

L’influence de la Renaissance italienne sur l’architecture lyonnaise

photo3Alors que l’étude des monuments antiques et la connaissance des ordres de l’architecture classique en sont à leurs balbutiements en France, l’architecte lyonnais Philibert de l’Orme, s’inspirant du théâtre romain Marcellus, aménage l’hôtel d’Antoine Bullioud en reliant deux tourelles par une galerie sur trompes ornée de pilastres d’ordres dorique et ionique.
Mais c’est en 1528 que se déroule un événement décisif dans la redécouverte du glorieux passé antique de Lyon, la capitale des Gaules du temps des Romains : la Table claudienne (une plaque de bronze portant l’inscription d’un discours prononcé par l’empereur Claude) est exhumée sur les pentes de la colline de la Croix-Rousse. Des collectionneurs et des épigraphes, parmi lesquels Pierre Scala, Guillaume du Choul, Gabriel Symeoni ou encore Jacopo Strada, participent à l’étude de cette antiquité lyonnaise et à la diffusion des images des vestiges sortis de terre à Rome. Ces découvertes alimentent la production artistique locale contemporaine et continuent de fasciner les peintres d’histoire les siècles suivants.
Lyon, grâce à l’imprimerie et à son commerce intense d’objets et d’ouvrages pendant les foires, est la ville précurseur de ce nouveau répertoire ornemental inspiré de décors antiques. Une association entre scientifiques et artistes lyonnais se crée pour réaliser des instruments de mesure et des traités aux splendides illustrations, ce qui permet la diffusion des dernières avancées scientifiques à une grande échelle. Cette recherche de vérité est caractéristique du foyer humaniste lyonnais.

Table Claudienne, originalement exposée au Musée Gallo Romain de Lyon

Lyon fabuleuse, ville de portraits et de royauté

Ainsi le passé de la ville est redécouvert, elle aurait été fondée par des descendants de Noé, au lendemain du Déluge. Tous ces récits fabuleux qui donnent à Lyon une identité particulière qui la rattache à la royauté.
En raison des guerres d’Italie, la famille royale est amenée à séjourner aux alentours de Lyon. Sa présence favorise l’épanouissement d’un nouveau genre pictural : le portrait. Ce genre se traduit de plusieurs façons, il peut s’agir des portraits réalisés par les peintres du roi tels que Jean Perréal et Corneille de Lyon, mais également de portraits monétaires, en médailles ou gravés. Il est toujours possible d’admirer ces portraits royaux au musée des beaux-arts, accompagnés des portraits d’inconnus, peints pour représenter la population cosmopolite de Lyon, des bourgeois, des travailleurs, des jeunes femmesdont on ne saura jamais l’identité mais dont le visage ne disparaîtra jamais.

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Corneille de Lyon, Portrait d’une Dame, dite Marie de Batarny  © Sotheby’s
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Corneille de Lyon, Homme au béret noir tenant une paire de gants, vers 1530 © Alain Basset

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L’exposition « Lyon Renaissance, Arts et Humanisme » au musée des beaux-arts nous présente tour à tour Lyon humaniste, Lyon architecte, Lyon antique et Lyon royale, tant de facettes pour une ville riche en découvertes techniques et artistiques, de l’imprimerie à la Renaissance italienne. Une exposition bien faite, intéressante, mais toutefois assez complexe. On en ressort fier d’être Lyonnais, la tête pleine d’informations à assimiler.

Korra

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