Mémé goes to Hollywood de Nadine Monfils, quand une grand mère barjo découvre les Etats-Unis

A l’occasion de la semaine polar organisée à L’envolée Culturelle, nous avons décidé d’écrire une critique par jour sur les derniers romans des invités du festival des Quais du Polar, qui se déroulera du 4 au 6 avril 2014 à Lyon. Pour notre dernière critique, nous avons décidé de nous arrêter sur une personnalité moins connue que les précédentes, à savoir l’auteur belge Nadine Monfils, qui avec sa série de livres sur Mémé Cornemuse nous plonge dans l’univers du polar mais avec un regard très décalé.

Une grand-mère complètement frapadingue

Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage phare de cette auteure belge, attendez-vous à rester sur le cul !
On se plonge assez facilement dans le sillage de cette grand-mère, surnommée Mémé Cornemuse, mélange de tatie Danielle et de Calamity Jane. Personnage haut en couleur qui n’a aucun tabou, dégaine aussi bien le verbe que la gâchette et côtoie l’obsession en la personne de Jean-Claude Van Damme (JCVD pour les intimes).

maxresdefault L’histoire commence par une émission télé « Adoptez–moi » où elle se présente pour gagner suffisamment d’argent afin de rencontrer son idole (et fiancé) JCVD, elle remporte le jeu et là commence un périple jalonné de rencontres et de morts. Elle arrive dans une famille d’adoption bon chic bon genre qui ne s’est pas encore que sa tranquillité est en passe de devenir un véritable enfer, une grand-mère qui révolutionne les deux enfants, surtout la fille qui croit aux contes de fées. Pas de chance !
Mémé Cornemuse pense, au contraire, que la vérité réside dans les films pornos, la vulgarité, Annie Cordy et JCVD. Elle leur vole argent et camionnette et continue son chemin dans les méandres des rencontres en tout genre en usurpant des identités professionnelles dans le seul but d’épouser JCVD. Puis l’horreur arrive : le kidnapping de son futur mari ! Dans son esprit dérangé et déjanté, les neurones ne font qu’un tour…
Dans la quête de son saint graal JCVD, elle croise la route de Félix, un pauvre innocent naïf, à la recherche de son père. Son histoire et celle de Mémé Cornemuse sont dans un premier temps parallèles pour se rejoindre au désavantage de Félix. Les façons de penser de ces deux personnages sont diamétralement opposées, l’une étant pourrie jusqu’à la moelle et l’autre encore tout gentil.

A voir absolument : la bande annonce de Mémé goes to Hollywood

Un style original mais décevant

mémé goes to hollywood

Elle usera de tous les stratagèmes possibles et ignobles pour arriver à ses fins en laissant derrière elle d’innombrables personnages vivants ou morts.
L’histoire est intéressante ainsi que l’écriture et le style. On trouve tout au long du roman des références cinématographiques  qui sont une véritable mine d’or pour les cinéphiles.
Dans la moitié du livre les mini-chapitres se succèdent de manière trop répétitives et dès l’arrivée de Félix on comprend malheureusement trop rapidement où l’auteure veut nous emmener.
Ce polar ressemble un peu à l’univers de Colombo dans sa façon de présenter le coupable dès le début. On tourne aisément les pages de ce livre qui s’adresse à tout type de lecteur par son style simple et fluide.
Lorsque le livre se referme, on garde malheureusement un goût de trop plein de tout.

Françoise Engler

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