Muddy Monk, la nouvelle respiration

Il y a parfois de ces artistes difficiles à qualifier, ceux qu’on ne peut forcément ranger dans un style précis. C’est le cas de Muddy Monk, artiste émergent à travers une nouvelle vague de fraicheur musicale et poétique.  (Image mise en avant : Muddy Monk  ©  Half Awake)

Muddy Monk - pochette album - Half Awake

Muddy Monk  ©  Half Awake

 

Une rencontre avec Muddy Monk

 Muddy Monk, de son vrai nom Guillaume Dietrich, est un artiste-compositeur-interprète suisse. Tout a commencé en 2014, avec un premier projet solo du nom d’Ipanema. Un hommage à la bossa nova qui marque un tournant majeur dans sa carrière. Pour la première fois, Muddy Monk pose sa voix et l’utilise comme un instrument à part entière.

Mais ce tournant va surtout être marqué par ses différentes rencontres, dont celle avec le rappeur Ichon, qui lui produit plusieurs titres tels que Si l’on ride. Le plus gros changement arrive ensuite avec la rencontre du collectif Bon Gamin et du rappeur et producteur Myth Syzer. Cette rencontre avec le collectif donne un morceau qui pousse Muddy Monk au-devant de la scène et marque une collaboration importante avec Myth Syzer, Ichon et Bonnie Banane : Le Code

En 2016, Première Ride, nouvel EP de Muddy Monk naît à travers des nouvelles influences, une musique plus urbaine et underground, plus électronique, qui mêle pop, samples et synthétiseurs comme dans son morceau Si l’on ride. L’identité musicale de Muddy Monk se crée, évolue et s’affirme.

Muddy Monk - Crédit Half Awake

Muddy Monk  ©  Half Awake

La longue route où l’on ride 

C’est en 2018 que l’artiste va sortir son premier album : Longue Ride. Un album qu’il produit intégralement seul, chez lui, avec ses machines. Un album aussi sans collaborations, ni featurings, qui donne un côté très intimiste et indépendant. Muddy Monk se confie à nous en profondeur, sans artifice ou titre commercial. Ainsi, cela affirme et marque réellement l’identité même de cet artiste. Muddy Monk nous parle avec sincérité et légèreté, d’amour, de nostalgie, d’aventure et d’évasion. Un album en cohésion entre romantisme et expérimentations sonores et électroniques, tout en restant ancré dans une nouvelle vague de pop française. Mais la beauté ultime de ce projet est le mélange de tous ces ingrédients : une voix douce et susurrante, des textes poétiques, une instru composée de machines et synthétiseurs. Le résultat de cette recette ? Une musique qui porte, qui envoûte, qui invite au rêve et à l’apaisement. 

On aurait pu se dire que Longue Ride allait être un album un peu monotone, mais absolument pas. Muddy Monk a su doser. Il a su donner une énergie, un univers à chacun de ses titres. En Lea, nous embarque sur la route, à l’aventure, tandis que Yunko Tabei, nous parle de femme indépendante. Un aspect féministe, en hommage à la première femme à avoir atteint le sommet de l’Everest. Pour un côté plus mélancolique, il y a évidemment le titre Baby, qui nous embarque dès les premières notes, les premiers accords du synthé. Une atmosphère douce, fluide et surtout très agréable, à travers, et tout au long des différents morceaux.

Avec Muddy Monk, on se sent apaisé, comme si, après l’écoute de la Longue Ride, on avait une vision différente du monde, plus douce, plus sensuelle. Alors, il est peut-être temps pour toi, lecteur, de mettre ton casque, ou tes écouteurs, de fermer les yeux, et de rider sur la route de l’intime et de l’émotion musicale de Muddy Monk.  

Muddy Monk sera en concert prochainement au Transbordeur, le mercredi 27 novembre.

Lucile

 

 

Article rédigé par Lucile Sauverzac.

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