La philosophie et la mythologie: une première approche de la philosophie

Luc Ferry est un philosophe et politicien français. Il s’intéresse particulièrement à la question « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? ». En tentant de répondre à cette question il expose les enseignements de la philosophie tirés des mythes grecques , de façon ludique et accessible. 

Dans son dernière ouvrage, la philosophie et la mythologie paru aux éditions j’ai lu le 10/10/18, les mythes sortent de leur dimension de contes et légendes pour devenir de véritables leçons de vie. « Une pomme de discorde », « prendre le taureau par les cornes », « toucher le pactole », « tomber de Charybde en Scylla », « suivre un fil d’Ariane »… Notre quotidien est rempli de l’histoire des mythes grecques, tant à travers les expressions qui sont entrées dans notre langage courant qu’à travers l’allusion à d’illustres personnages tels qu’Ulysse ou Œdipe. Mais connaissons nous vraiment la véritable histoire des mythes ?

Luc Ferry nous décrit 10 grands mythes grecques.

Nous allons nous intéresser au mythe de Persée et la Gorgone Méduse.

Le mythe

Le roi d’Argos, Acrisios n’ayant qu’une fille s’inquiète de ne pas avoir de descendance masculine. Il se rend donc chez un oracle, ce dernier lui prédit qu’il aura un petit fils, mais que celui-ci le tuera. Furieux le roi enferma sa fille Danaé dans une grotte, mais cela n’empêcha point Zeus d’aller la séduire. Neuf mois après sa rencontre avec Zeus Danaé eu un fils nommé Persée. Persée grandit dans le secret. Révélé à son grand-père par ses cris lorsqu’il a quatre ans , il est enfermé dans un coffre avec sa mère et jeté dans les flots. Ils dérivent jusqu’à l’île de Sériphos où tous deux sont recueillis par un pêcheur nommé Dictys, qui élève le garçon comme son fils. Polydectès, roi de l’île et frère de Dictys, s’éprend de Danaé. Il cherche à se débarrasser de Persée, devenu grand, qui protège sa mère de ses avances. Il organise un grand festin au cours duquel tous les convives décident d’offrir un cheval au roi. Persée n’ayant pas d’argent promet de tuer Méduse et de rapporter sa tête.

Méduse est une des trois effroyables Gorgones, mais la seule mortelle. Un jour Méduse et ses sœurs autrefois ravissantes défièrent Athéna en prétendant être plus belles qu’elle. Cette dernière les défigura « elles sont maintenant affublés d’épouvantables yeux exorbités. En permanence, une langue, semblable à celle d’un porc, jaillit de leur bouche d’où sortent des défenses de sanglier. Elles ont des bras et des mains en bronze et des ailes d’or sur le dos. Pire que tout, de leurs yeux globuleux perce un regard qui transforme tous les êtres vivants : animaux, plantes ou humains en pierre aussitôt qu’ils le croisent » explique une nymphe à Persée.

Hermes et Athena, fils et fille également de Zeus, l’aident dans sa quête en lui donnant le moyen de trouver les gorgones et en lui offrant :un casque qui rend invisible(celui d’Hadès), une besace pour mettre la tête de Méduse une fois coupée, des sandales qui permettent de voler et une serpe pour trancher la tête de Méduse. Après quelques péripéties Persée trouve Méduse dans la grotte où elle vit avec ses 2 sœurs. Mais le jeune héros ne sait pas comme la tuer sans la regarder. Athéna apparaît, armée de son bouclier et lui montre le reflet de Méduse. Il peut alors lui trancher la tête. Du sang de Méduse naît Pégase, le cheval ailé.

Les 2 sœurs de Méduse s’étant réveillées, Persée s’enfuit grâce à ses sandales et à son casque. En chemin pour rapporter la tête de la Gorgone il trouve Andromède. Celle -ci avait été attachée à un rocher par des déesses les Néréides, car sa mère avait prétendu être plus belle que ces dernières.. Il sauve Andromède et l’emmène avec lui.

Plus tard Persée réalisa la prophétie de l’oracle et tua son grand père lors d’un jeu olympique.

La philosophie tirée du mythe

Après le récit du mythe Ferry nous propose son interprétation. Il ouvre avec ce mythe une réflexion sur la mort, et tente de répondre à la question : « peut on regarder la mort en face ? ». Pour cela il va s’appuyer sur Héraclite, Michel Foucault, Freud et Verrant. Méduse est plus qu’une figure de la mort, elle est la personnification de l’impossibilité de regarder la mort en face. Elle symbolise cette mort qui pétrifie si nous ne détournons pas notre regard. Freud explique que seuls les malades regardent la mort en face, ceci est un acte pathologique symptôme de névrose.

Ferry nous expose par la suite quatre attitudes possibles vis à vis de la mort. La plus familière, celle symbolisée par Méduse : ne jamais penser à la mort. Un seconde attitude consiste à s’appuyer sur les grandes religions pour décréter la mort de la mort, et donc ne plus croire en celle-ci. Ensuite il est possible de se préparer à la mort à l’instar des bouddhistes. Enfin nous pouvons choisir de ne pas regarder la mort en face en l’acceptant cependant et en construisant notre vie sur cette pensée lointaine qu’un jour nous mourons. Ferry conclu : « A vous de choisir »

Dans son interprétation Ferry ne s’intéresse qu’à Méduse. Quant est-il de Persée ? Arrive-t-il a tué la mort ? Pouvons nous vraiment voir Persée comme le symbole de la suprématie sur la mort ?

Luc Ferry ne nous offre qu’une interprétation un peu simpliste des mythes, mais il conte très bien le récit de ceux-ci. Nous vous avons donc exposé une des parties de l’ouvrage de la philosophie et la mythologie. Si vous voulez découvrir d’autres mythes et d’autres interprétations nous vous incitons à lire le livre tout en vous rappelant que celui-ci n’est qu’une invitation à la philosophie.

Léonie Schroeder

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