Quand la SNCF investit le polar avec Benoît Lanciot

La SNCF, tout le monde connaît ! C’est une compagnie ferroviaire qui prend un malin plaisir à faire partir les trains à l’heure quand on est retard et à les faire partir en retard quand on est en avance ! Rageant n’est-ce pas ! Heureusement, tout n’est pas si noir, sauf dans le polar ! Et ça tombe bien puisque c’est du lien entre la SNCF et le polar dont nous souhaitons vous parler grâce à Benoit Lanciot qui était présent au festival d’Angoulême avec son équipe !

Pouvez vous rapidement vous présenter et nous dire quel est votre rôle au sein de la SNCF ?
Benoit Lanciot : Je suis responsable des relations publiques et événements pour le groupe SNCF et il se trouve qu’ici, au festival d’Angoulême, nous assurons les quatre jours de présence de la SNCF en tant que partenaire du festival. Donc pendant quatre jours, nous tenons un espace, qui s’appelle « l’espace SNCF » qui offre à l’ensemble des festivaliers des animations autour de l’univers du Prix SNCF du Polar.

Pouvez-nous parler de Prix SNCF Polar et de son rapport avec la BD ?
Benoît Lanciot : Alors, le Prix SNCF du Polar est entré dans sa 16ème année. Ce prix a été créé en 2000 à un moment où nous souhaitions nous engager dans l’univers de la culture et le polar nous est apparu comme une évidence. Il faut savoir que d’une part, le polar est le genre préféré des français, qu’un roman sur deux qui est acheté et lu en France est un polar et puis l’univers du polar est tellement lié à l’univers du train : les voyages, les aventures, les enquêtes… Agatha Christie, parmi d’autres, en a fait un de ses plus célèbres romans. Mais c’est vrai que pour nos voyageurs et pour ceux qui suivent le prix SNCF du Polar, le polar c’est une évidence !

©Jérémy Engler
©Jérémy Engler

Donc il y a dix ans, nous avons rencontré les organisateurs du festival international de la BD à Angoulême qui nous ont proposé de devenir partenaire. Ils savaient le travail que nous faisions dans le livre et la lecture, notre engagement sur la promotion de la culture et plus particulièrement du livre. Donc nous sommes venus ici à Angoulême et à l’époque, avec un autre partenaire, nous présentions la sélection officielle des albums en compétition ici à Angoulême. Et donc pendant cinq ans, nous avons été partenaire de cette sélection et puis il y a cinq ans, nous avons eu envie de faire évoluer notre participation et nous leur avons proposé d’amener à Angoulême l’univers du Prix SNCF du Polar et de proposer cette rencontre entre le monde de la BD et le monde du polar. Ce qui a séduit les organisateurs. Nous avons choisi, à ce moment là, d’ouvrir le Prix SNCF du Polar à la BD puisque jusqu’ici, depuis près de 11 ans, le prix n’était qu’un prix de roman. Donc en 2012, nous avons choisi de décliner le Prix SNCF du Polar dans une nouvelle catégorie qui s’appellerait le Prix de la Bande Dessinée et ça a très vite été un succès. Le Prix SNCF du Polar de la BD a tout de suite trouver son public, soit des amateurs du Prix SNCF du Polar qui nous suivaient avec le monde du roman et qui ont basculé vers la BD, soit ça a fait venir de nouveaux voyageurs, des adeptes de la Bande Dessinée qui sont venus dans cet univers du polar. Et au même moment, pour lancer cette catégorie bande dessinée, pour fêter l’événement, on a proposé un prix ici à Angoulême, qui serait le Fauve Polar SNCF !

Le lien entre le polar et la BD ne semble pas être une évidence, pourquoi avoir choisi de rester dans cette thématique et ne pas avoir essayer d’ouvrir le prix à une autre thématique ?
Benoit Lanciot : Il faut savoir que quand on dit que le polar et la BD ce n’est pas une évidence, je ne suis pas tout à fait d’accord. Moi j’ai découvert la BD enfant avec Tintin et Tintin c’est le polar à 100%, on oublie trop souvent aujourd’hui que le polar est partout ! L’enquête, le mystère, c’est ce qui finalement intéresse le plus les gens en général. Bien entendu, qu’on pourrait faire la BD sans se limiter au polar, mais aujourd’hui, le Prix SNCF du Polar a acquis ses lettres de noblesse parce qu’il correspond totalement à ce que demande le public, les voyageurs dans les trains, dans les festivals où nous allons. Et partout où nous déclinons le polar comme à Clermont-Ferrand dans moins de 10 jours avec le festival international du court-métrage, nous rencontrons un vif succès. Là-bas, de la même manière, nous allons décliner le polar au cinéma. Ce sera également la 5ème édition à Clermont-Ferrand et c’est un succès. Alors bien sûr, il y a des Bandes Dessinées qui n’appartiennent pas au polar et qui sont de très grande qualité mais on se rend compte que cet univers du polar s’adapte extrêmement bien à la bande dessinée pour preuve d’ailleurs, chaque année, la qualité de la sélection du Prix Fauve Polar SNCF à Angoulême rencontre un très vif succès et couronne un très grand auteur.

©Jérémy Engler
©Jérémy Engler

Avant le concours, avant tout cet espace, quelles étaient les premières animations que vous aviez organisées ici à Angoulême et comment cela a-t-il évolué au fil des ans ?
Benoît Lanciot : Il y a cinq ans, quand on a décidé de venir à Angoulême pour créer ce Fauve Polar SNCF qui est inscrit au palmarès officiel, on a choisi de ne pas seulement créer un prix, mais de créer un espace de rencontre. Donc pour cette 5ème édition, nous avons un espace encore plus grand que l’an passé car chaque année, nous accueillons de plus en plus de monde. Cette année, nous attendons 15 000 visiteurs sur cet espace. Notre but est de proposer aux festivaliers l’intégralité de ce que peut proposer l’univers du polar. Ici sur cet espace, tout au long de la journée, il y a une énigme, il y a des quiz, il y a des séquences musicales où des groupes viennent jouer des airs de polar très connus. On joue avec les festivaliers ! Eux viennent ici pour découvrir la sélection également, ils sont plongés dans cet univers avec une succession d’animations qui leur sont proposées toute la journée, on a un animateur excessivement brillant qui peut du matin au soir, proposé cette plongé dans l’univers du polar. On se rend compte que c’est vraiment ce qui fait plaisir aux festivaliers et qui les pousse chaque année à venir de plus en plus nombreux.

©Jérémy Engler
©Jérémy Engler

Quelle est la nouveauté de cette année sur l’Espace Polar SNCF ?
Benoît Lanciot : Cette année, nous avons créé de nouvelles animations, nous avons créé de nouveaux types de quiz. L’objectif étant toujours que le festivalier soit acteur de ces animations. Bien entendu, il vient pour découvrir de la bande dessinée mais il vient aussi pour découvrir la sélection de court-métrage du Prix SNCF du Polar. C’est aussi une autre façon de vivre Angoulême ! Angoulême bien sûr, c’est la BD mais étant donné qu’on est là avec le monde du polar, on a envie de leur faire découvrir d’autres choses en lien avec le polar. On a une animation cette année qui marche très bien, c’est l’animation d’un quiz musical polar ! Les festivaliers se jettent un peu sur cet événement, participent, repartent avec des cadeaux puisque pour nos 5 ans, nous offrons beaucoup de BD et de roman de polar. L’idée c’est de partager avec les festivaliers, ce sont des temps de plaisir dans un espace où on est bien au chaud sur des coussins.

Vous venez de nous dire que vous serez à Clermont-Ferrand mais où pourrons-nous vous retrouver au cours de l’année ?
Benoît Lanciot : Vous pourrez nous retrouver dans une dizaine de festivals un peu partout en France. On sera sur le Salon du Livre à Paris un peu plus tard dans la saison, nous serons évidemment au festival Quais du Polar en avril à Lyon et ainsi de suite… à Villeneuve-les-Avignon, en octobre où il y a un joli festival de polar. On peut également nous retrouver lors des animations qui s’appellent « train du polar » puisqu’à chaque vacances scolaires, dans des TGV, dans Intercités, nous créons l’événement et organisons des trains du polar qui permettent à des voyageurs qui partent en vacances avec nous de monter sans le savoir dans un train qui n’est pas tout à fait comme les autres parce que l’intégralité de leur voyage va se faire avec des animations polar. Ils vont, pendant le voyage, pouvoir découvrir des bandes dessinées, découvrir des romans, des films qu’ils pourront regarder sur des tablettes que nous allons leur prêter, on aura des animations pour les enfants dans le train également, on aura aussi des magiciens polar qui se baladent dans le train. L’idée c’est de faire partager à tous nos voyageurs, peu importe où ils se trouvent, cette plongée dans l’univers du polar et on voit bien que ça leur plaît beaucoup.

©Jérémy Engler
©Jérémy Engler

En tant qu’association lyonnaise, présente aux Quais du Polar, nous souhaiterions savoir ce que vous allez organiser cette année pendant ce festival ?
Benoît Lanciot : Alors à Quais du Polar, nous allons développer plusieurs animations, tout d’abord, des projections de court-métrage, nous serons à l’Opéra de Lyon pour des projections de films et faire découvrir au public des Quais du Polar notre sélection pour le Prix SNCF du court-métrage de Polar. Nous serons partenaire de la grande enquête dans la ville puisque nous organisons une des grandes étapes de l’enquête à la Gare Part-Dieu, donc je n’en dis pas plus puisqu’il faut venir découvrir ce que nous mettons en place. Nous mettrons en place dans des trains Paris-Lyon, des animations polar tous les jours du festival puis de nombreuses autres surprises. Pour l’instant, je n’en dis pas plus car le but c’est de venir nous voir à Lyon, de découvrir à quel point Polar SNCF trouve toute sa place dans un festival comme les Quais du Polar.

Propos recueillis par Jérémy Engler

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