Quand la SNCF investit les Quais du Polar de Lyon

Comme nous l’avait expliqué Benoît Lanciot, dans son interview à l’occasion de la présence de la SNCF au festival de la BD d’Angoulême, la SNCF et le polar sont faits pour vivre ensemble ! C’est donc logiquement que la SNCF se glisse dans la programmation des Quais du Polar de Lyon qui se dérouleront du 1er au 3 avril 2016.

Ne ratez pas le train !

cm_Invisible206Pour les parisiens qui désireraient se rendre aux Quais du Polar, la SNCF met en place des animations polar dans certains TGV avec la distribution de tablettes pour regarder des films, la distribution de livres, de BDs, d’animations réalisées par des magiciens ou encore avec des ateliers pour les plus jeunes… Bref le train de 8h58 le 2 avril en direction de Lyon se pare du rouge traditionnel qui entoure les Quais du Polar lyonnais pour le plaisir des amateurs du genre et des curieux… Le retour sera à savourer à 18h46 le même jour au départ de Lyon Perrache.

Les Prix SNCF du Polar

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Pour les amateurs de polar, la SNCF propose de participer à différents prix SNCF du Polar. Si le Fauve de la BD polar a déjà été décerné à Marcello Quintanilha pour Tungstène lors du festival d’Angoulême (BD nominée également pour le prix BD polar Expérience du festival) deux autres prix restent encore à décerner. Le prix Polar SNCF du roman auquel concourt Marin Ledun avec L’homme qui a vu l’homme, Alex Berg avec Zone de non-droit, Mike Nicol avec La dette, John Lawton avec Black Out et Emmanuel Grand avec Terminus Belz qui seront tous deux présents à Lyon ce weekend.
Et enfin, la SNCF propose un dernier prix, celui du meilleur court-métrage de polar. Cette année six courts sont en compétition et il sera possible de les voir au Théâtre des Célestins les vendredi 1er et samedi 2 avril à 20h30.

Des films à couper le souffle

The_PavementChaque film a un ton différent et des thématiques différentes et représente des pays et langues différentes. Notre coup de cœur va pour le plus court des films : moins de 4 minutes, mais 4 minutes intenses, dont le rythme, l’écriture, la réalisation sont en tout point bluffant, The pavement de Taylor Engel nous raconte la même histoire plusieurs fois avec des mot-phrases qui chaque fois nous font mieux comprendre ce que nous avons vu la première fois.
Mr Invisible de Greg Ash est celui dont la chute est la plus improbable et excellente. On ne peut raconter ici le film sous peine de gâcher toute surprise mais l’histoire d’un papy que personne ne voit et dont personne ne se soucie se retrouve être terriblement d’actualité et vraiment appartenir au monde du polar même si cela ne semble pas être le cas de prime abord.
cm_de-smet206De Smet de Wim Geudens et Thomas Baerten est un court sur la dépendance familiale. Il nous dépeint dans une ambiance très particulière, dérangeante et finalement très drôle la vie de trois frères dont les deux plus vieux sont incapables de se débrouiller et vivre sans leur troisième frère. Ils sont enfermés dans une routine jusqu’à ce que l’amour vienne tout perturber. Si la fin est un peu décevante, le ton particulier et quasiment sans dialogue saura vous intriguer comme sait le faire tout bon polar.
Pour retourner de Scooter Corkle est construit comme un menu, il commence par un amuse-bouche puis se poursuit par un apéritif, une entrée, un plat et un dessert et raconte la vie d’un cuisinier qui sort de prison et des difficultés qu’il rencontre pour retrouver du travail en tant que cuisinier. Si l’histoire semble être réchauffée, le traitement et l’attitude du protagoniste au moment du « plat » est un twist absolument remarquable !
Probablement le court le plus noir de tous, La Carnada de Josh Soskin nous montre comment la misère sociale mexicaine peut mener un enfant innocent au crime organisé voire pire…
Enfin To be delivered de Pierre Amstutz Roch est probablement le plus traditionnel au niveau de la réalisation, du cliffhanger et du reste mais est tout de même efficace. Un auto-stoppeur rêvant de devenir acteur se retrouve embarqué dans une histoire qui le dépasse complètement et au lieu de l’aider le fait d’être acteur va l’enfoncer de plus en plus dans la crise jusqu’à ce qu’on comprenne réellement à quel crime il a participé malgré lui…

Ces six court-métrages sauront vous faire voyager à travers le monde et les univers pour vous faire vivre de vrais moments de polar et de frisson !

Jérémy Engler

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