Quand un livre bouleverse le cours d’une vie ordinaire

Aubry Françon, auteur stéphanois, signe ici son premier roman « Les pommiers fleurissent aussi en hiver ». On y découvre André, bientôt quinquagénaire, divorcé, deux enfants. Il vit seul, et occupe depuis longtemps déjà un poste de cadre dans un groupe d’agroalimentaire. Une vie bien ordinaire en somme…

Un vol entre l’aéroport de Saint-Étienne Bouthéon et Paris qui change tout

Pour des raisons professionnelles, André prend régulièrement l’avion pour se rendre à Paris. Un matin, arrivé en avance, il patiente en salle d’embarquement. Très occupé par la lecture de son journal, il remarque à peine la jolie rousse assise en face de lui. Sauf qu’en y regardant de plus près, il aperçoit la couverture d’un livre qu’il connaît bien. Quel choc, comment est-ce possible ? Cet ouvrage raconte la vie d’un moine au Moyen Âge ainsi que celle du Prieuré de Pommiers en Forez.

IMAGE LES POMMIERSRevoir ce fameux livre c’est comme une machine à remonter le temps

C’est un électrochoc. La vie d’André bascule et fait un énorme bond en arrière. La vue de ce livre le ramène à ses années étudiantes, à sa passion pour l’Histoire. Tout ce qu’il aimait et qu’il a dû abandonner pour laisser la place à la routine. Tout s’était figé pour André depuis plus de vingt ans.

Vivre enfin !

Du jour au lendemain, la vie quotidienne d’André bascule. Il a « végété » pendant toutes ces années, mais tout cela, c’est fini. Enfin un peu de piment ! André va alors se lier avec cette jeune étudiante, propriétaire de cet ouvrage qui lui tient tant à cœur. À partir de là, son travail n’a plus aucune importance, il n’a plus d’horaires, il ne dort plus, il revient à ses premières amours, il se consacre enfin à sa passion, mais à quel prix !

Le roman d’Aubry Françon nous donne l’occasion de réfléchir à ce qui est vraiment important dans la vie. Faut-il subir une existence qui semble bien ordinaire, bien huilée ou faut-il céder à la passion ?

L’auteur stéphanois rend également un bel hommage à sa région, Saint-Étienne et le Forez.

Je vous invite vivement à la lecture de ce premier roman et ceci sans aucun chauvinisme. On s’attache au personnage d’André très rapidement. Il nous amène à nous interroger sur les choix de l’existence. Faut-il accepter l’inévitable routine ou faut-il suivre ses envies, ses rêves de jeunesse, faire d’une passion son métier ?

Marie de Kako

3 pensées sur “Quand un livre bouleverse le cours d’une vie ordinaire

  • 12 avril 2016 à 17 h 43 min
    Permalink

    Merci pour ce roman qui m’a captivée, quelle belle écriture et quel plaisir de vous lire, vous encore jeune auteur avez su nous faire réfléchir sur le parcours d’une vie. Comme il est important de vivre ses rêves et de ne pas baisser les bras par faiblesse..André avait choisi la sagesse pour plaire à ses parents il en est mort trop tot. Cela ramène à notre vécu à chacun. Mais il faut du courage pour vivre ses rêves… Je vous souhaite cher Aubry que j’ai croisé un jour en Ardèche…de continuer de vivre les vôtres ! Nous on attendra votre prochain roman…

    Répondre
    • 14 avril 2016 à 13 h 10 min
      Permalink

      Chère Marie Lagir, c’est peu de dire que votre commentaire me touche. Je suis heureux que le roman vous ait plu et vos éloges sont autant d’encouragements. Encore merci et à bientôt.
      Bien Sincèrement,

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *