Rencontre avec Big Junior pour la sortie de leur EP Snii prévue le 18 février !

Léon ou encore Hokins sont  deux noms qui vous parlent sûrement déjà.  Mais imaginez le chanteur de Léon, Mathieu Rothwiller; le bassiste des anciens Welling Walrus,  Richard Couston; l’énergie  électro-rock du groupe Hokins représentés par leur guitariste Adrien Mermet et leur batteur Johan Putet (qui est également batteur du projet PNGM) et vous aurez ce tout récent projet: Big Junior.

C’est à travers la rencontre (ci-dessous)  de ces 4 amis qui, avec inventivité et une énergie tellement spontanée, en sont venus à « inaugurer »un genre ; le Hip Wave .comme son nom l’indique, c’est un métissage d’influences Hip Hop et New Wave mais laissons-les nous en parler.

Vous faites tous partie de groupes musicaux très différents, comment en êtes-vous venus à monter ce projet ?

Johan : On voulait créer le truc le plus différent !

Adrien : On souhaitait mélanger des styles qui ne vont pas forcément ensemble à la base, des rythmiques assez hip-hop avec un côté électronique et instrumentalement proche du rock. Mais en soit, c’est plus Johan et Matthieu qui ont eu l’idée de créer, quelque chose où tu te dis « mais à quoi ça nous fait penser?». C’est à ce moment-là que tu as tout gagné…

Johan: On écoute tous à la base des musiques différentes dans notre quotidien…

Richard : Mais on a tous en commun l’envie de faire et d’écouter cette musique.

Mathieu : Et pourquoi ? Justement, l’être humain étant composé de plusieurs sensibilités, on ne peut pas toutes les assouvir dans un même projet. Du coup, ça nous permettait d’assouvir d’autres envies, d’autres sentiments qu’on avait. Par exemple, Léon me permet d’assumer un certain côté sensible comme une force et non pas comme une faiblesse  et Big Junior correspondrait plus au rêve de gosse d’être une Rock Star  au moins une fois dans sa vie.

Johan : Même si pour le coup on ne fait pas du rock …

Mathieu : Pour moi Jay-Z ou encore Justice sont des Rocks Star ! J’avais aussi besoin de refaire un groupe. Dans Léon, la ligne artistique je la trace plus ou moins et ici le but était de retrouver le partage, de puiser dans les influences et les talents de chacun au service d’un même projet.

©facebook.com/bigjuniorofficiel
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Vous parlez beaucoup d’influences, est-ce qu’il y a des influences vraiment marquantes pour Big Junior ? Parce qu’à l’écoute on retrouve en effet de la musique électronique, du Hip-hop, mais aussi pas mal d’influences rock voire rock progressif … 

Mathieu : En fait, dans la composition des morceaux, dès qu’un passage nous faisait penser directement à un groupe ou un style particulier, on ne le faisait pas. On se rendait compte aussi que ça ne marchait pas. Le but était de créer quelque chose qui ne nous faisait penser à rien. C’est surtout Johan qui compose les musiques et du coup on est obligé de composer différemment.

Richard : Eh oui, les batteurs ont aussi une âme; ils ont aussi des notions de mélodies, etc. Choses que beaucoup de gens ne savent pas et il faut le dire !

Vous avez une réelle énergie sur scène. On ressent un vrai message dans votre musique. Avez-vous créé des liens entre vos chansons ou est-ce qu’elles sont indépendantes les unes des autres ? 

Mathieu : Pour le moment, toutes nos chansons sont très positives, ce n’est pas par nombrilisme, mais il y a toujours une issue positive à chacun de nos titres. Par exemple : Copacabaca parle d’une rupture amoureuse, mais le côté positif intervient lorsque tu te rends compte que tes « frères » sont toujours là et c’est pour ça qu’à la fin on dit  » We are Brothers » qui vient en lien avec « Need You To Get Bigger » qui est un peu notre devise en quelque sorte. C’est vraiment tout le temps une idée de fraternité que l’on souhaite mettre en avant. Pour parler un peu du choix de nos titres; c’est presque toujours Johan qui amène les chansons. Il utilise donc des surnoms (souvent associés à des  » images du son ») pour qualifier ses sons dans ses logiciels. Au lieu de chercher, un titre en lien avec le texte nous a choisi ces noms comme titre, car on trouve ça intéressant d’associer un titre avec l’émotion qu’on a eu lorsqu’on a créé la musique. 

©Camille Pialoux
©Camille Pialoux

On ressent un gros travail dans votre projet au niveau de l’arrangement notamment (le travail sur la polyphonie vocale, sur les équilibres de fréquences, etc..). Depuis combien de temps Big Junior existe-t-il ? 

Mathieu : Avec Johan on en parle depuis courant mars 2015, la première composition était faite pendant le mois de mai et ensuite on a fait appel à Adrien. Et Richard ? Je savais que je ferais toujours de la musique avec lui. Donc non, ça ne fait pas longtemps, mais on a acquis de l’expérience de nos précédents projets…

Adrien : Et on s’en sert pour que ça avance plus vite qu’un premier projet…

Johan : Il y a aussi le fait qu’on est 4 à en vouloir vraiment !

Mathieu : On a tous des compétences différentes et on a chacun notre particularité sans vouloir forcément se forcer !

 Johan : Oui c’est une chance que tout le monde ait sa place naturellement dans un projet, car c’est aussi  hyper important !

Mathieu : On a fait une petite résidence fin août, ce qui a permis à Richard et Adrien de se rencontrer pour la première fois.

Johan : Les morceaux étaient déjà composés, mais ils n’avaient du coup jamais été joués.

Richard: On a donc décidé qui allait faire quoi, comment faire les enchaînements, etc. C’est le déroulement naturel d’une répétition.

Adrien : Il y avait une base électronique, mais il n’y avait pas encore le jeu en fait .c’est donc à ce moment qu’on a intégré la partie vraiment instrumentale.

Mathieu : Pour le souci du son, c’est surtout Johan qui, de par ses expériences comme PNGM  (un projet de musiques électroniques ), a su apporter un grand soin au travail sonore . Il adore ça et ça se ressent, c’est aussi pour ça que ça marche bien !

©facebook.com/bigjuniorofficiel
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Quels sont vos futurs projets ? 

Mathieu : Là on fait un enregistrement du premier EP qui sera un 4 titres qui sortira le 18 février .on sera d’ailleurs en concert ce même soir pour notre Release Party à La Péniche Le Sirius. On a également une date par mois sur Lyon entre février et juin . On a décidé d’être d’abord souverain de notre ville avant de pouvoir avoir l’ambition d’être souverain nationalement ; il faut gravir les échelons petit à petit. On a également prévu un clip pour fin janvier.

Richard : Là en fait c’est le meilleur, que du bonheur, on sait déjà ce qu’on fait, mais comme c’est un nouveau projet on retrouve quand même encore notre côté gamin.

Mathieu : Pour moi, le plaisir là qu’on partage aujourd’hui c’est un peu le leitmotiv du projet. Après c’est comme une relation, il faut l’entretenir parce que si on perd ce plaisir, on perd l’âme du groupe, surtout qu’on est basé sur la fraternité, le côté « crew » un peu, la famille quoi. C’est aussi l’objectif de ce projet, garder ce côté-là de notre musique parce qu’il est frais et il faut qu’il dure le plus longtemps possible parce que si on se fait plaisir, le public le ressentira . On ne veut plus de nombrilisme, de « on se plaint ». On ne dit pas que dans la vie il n’y a pas de problèmes, mais il y a aussi du positif et c’est pour ça qu’on est là.

On souhaite donner l’espoir peut-être un peu aux gens; on veut montrer que se serrer les coudes ça reste plus fort que de se tirer dans les pattes. Ensemble on peut devenir tous grands (Need You To Get Bigger), c’est vraiment remettre l’humain au centre.

Si vous deviez vous définir de la manière la plus spontanée ?

Richard : C’est un bol d’air frais qui fait plaisir à écouter ! Pour ma part ça faisait longtemps que j’attendais de pouvoir faire ou écouter de la musique comme ça!

Adrien : Ce qui est agréable avec Big Junior, c’est qu’on travaille aussi les sons, c’est aussi ce qui fait qu’on souhaite mélanger les styles; on essaie de mélanger des sons qu’on n’a pas forcément l’habitude de voir ensemble.

Johan : On ne dit pas ça pour se jeter des fleurs ! Mais vraiment, c’est la première fois qu’on se dit  » c’est cool, enfin un truc qui nous plait » et on l’écoute comme si ce n’était pas nous qui l’avions fait…

Mathieu : Il y a dans Big Junior quelque chose de très ludique, on veut ne pas se prendre au sérieux, mais on veut faire les choses sérieusement.

Propos recueillis par Camille Pialoux  

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