Le salon de l’Asie 2016 : un salon qui semble hélas moins visible

Jusqu’ici, nos articles sur les salons Japan Touch / Salon de l’Asie n’étaient consacrés qu’à la Japan Touch (à lire ici et) ; cependant, ce serait faire une erreur que d’omettre le Salon de l’Asie. Alors, qu’en penser ?

Un salon moins populaire

Ce qui frappe en premier, quand on arrive au Salon de l’Asie, c’est de voir à quel point il est distinct de la Japan Touch : il est totalement séparé de celui-ci, et les premiers stands visibles étaient un stand de tatouage, et un autre de shiatsu. On était loin de l’ambiance produits dérivés/culture pop/univers fantastique de la Japan Touch. Et pourtant, il y avait des choses à voir : à ce sujet, comment manquer cette reproduction de temple au début du salon ?

© Jordan Decorbez

    © Jordan Decorbez

Frappés, nous l’avons aussi été par la présence moins grande du public. Les allées étaient globalement plus facilement praticables, et on sentait bien que l’audience était différente que celle de la Japan Touch. De là on s’interroge : pourquoi vouloir unir, sous une même bannière, deux salons qui ciblent deux publics distincts ?

Un mélange des cultures

Le but est probablement de faire se croiser les deux publics, et qu’ils prennent conscience d’autres aspects des cultures asiatiques. Il semble qu’une astuce a été trouvée pour pousser le public de la Japan Touch vers le Salon de l’Asie : placer les restaurants au fond de ce dernier. Ainsi, beaucoup de gens ont traversé les allées dudit salon… Et fort peu d’entre eux semblent s’y être arrêtés

Cependant, l’échange a au moins eu lieu d’une autre manière : le public ciblé par le Salon de l’Asie a souvent montré son étonnement, voire son admiration, aux nombreux cosplayers qui circulaient. Ainsi, il n’était pas rare de voir des conversations s’établir, des photos se prendre au détour de quelques stands. Mais ces stands, que présentaient-ils pour ne pas viser le public de la Japan Touch ?

Arts Martiaux, artisanat, œuvres d’art, et livres non-manga : les oubliés du salon ?

Il y avait pourtant tellement de cultures à côtoyer, tellement de media différents, tellement de grands espaces aménagés pour différentes pratiques ! Une bonne moitié du hall devait être consacré aux différents arts martiaux : kendo/Iaido (maniement de sabre), Sumo, Taekwondo… Il y avait même une place centrale réservée à la danse du lion, discipline quelque part entre la danse, le cirque et le parkour ; il consiste en un exercice de sauts sur des piliers, plus ou moins hauts et espacés, et auquel le public pouvait participer (nous avons vu des gens courageux participer, tomber, réessayer et réussir un saut sans élan, à pieds joint, sur une distance qui impressionnerait tout non-initié !).

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équipe française de danse du lion © Jordan Decorbez

On découvrait aussi un stand avec un forgeron, qui créait des armes sur mesure… Parfois sous nos yeux ! En passant aux bons moments, il y avait moyen de voir le fer rougi d’un sabre, brusqué sur l’enclume par un marteau.

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Forge « Au fil de la lame » ; photo © Jordan Decorbez

Autre lieu, autre ambiance : il existait un coin livres, avec plein d’auteurs, plein de styles de livres différents et de pays différents ! Mais moins populaires que les stands de vente de mangas, ou les dédicaces de certains auteurs de la Japan Touch…

En bref, le Salon de l’Asie était le point de rencontre de nombreuses cultures : Laos, Cambodge, Inde ou Chine étaient représentés, que ça soit par la danse, la photo, les écrits, les sports… Mais il y a eu moins de détours dans ce salon qu’à la Japan Touch. Deux publics ont pu se croiser, échanger parfois, sans qu’on sache vraiment à quel point l’échange a pu être fructueux. Peut-être que la Japan Touch a été plus représentée médiatiquement que son pendant asiatique ? Peut-être que la superposition d’un salon de la pop-culture, et d’un autre plus « sérieux » est difficilement réalisable ? En tout cas, le salon de l’Asie était plutôt complet, et méritait qu’on y passe du temps.

Ainsi, la Japan Touch et le salon de l’Asie sont finis pour nous… Mais nous avons encore des choses à vous dire ! Dans les prochains jours, nous reviendrons, toujours avec la même thématique pour vous présenter l’interview des deux mangakas dont nous vous avons tant parlé : Elsa Brants et Reno Lemaire !

Jordan Decorbez

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