SENS INTERDITS

Sens Interdits est un festival de théâtre international et politique dont la quatrième édition se déroule du 20 au 28 octobre 2015 dans 15 théâtres lyonnais. À cette occasion, soutenu par Les Célestins, théâtre de Lyon, le festival donne la parole à des jeunes lyonnais en créant l’équipe des Jeunes Reporters. Ces jeunes gens, soutenus et accompagnés par notre association, et l’association Esprits Critiques, ont crée le journal du festival intitulé La voix est libre que vous pouvez retrouver dans tous les théâtres tout au long du festival.

En plus de ce journal papier, les Jeunes Reporters s’empareront de notre site pour y publier les critiques des pièces qu’ils auront vu pendant le festival, en plus de la gazette du festival qui sortira deux fois pendant le festival.

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© Gérard DuBois

Critique du Songe de Sonia de Tatiana Frolova

À l’occasion du festival Sens Interdits qui se tiendra dans les théâtres lyonnais du 20 au 28 octobre 2015, le Théâtre KnAM – Komsomolsk-sur-Amour – présente sa nouvelle création : Le Songe de Sonia au théâtre des Célestins dès le 15 octobre et jusqu’au 23 octobre puis du 3 au 7 novembre 2015. La troupe russe signe une étrange et audacieuse adaptation du Songe d’un homme ridicule de Dostoïevski, proche du texte, mais qui n’hésite pas à s’en détacher pour aborder frontalement l’épisode traumatique de la tentative de suicide de l’une des leurs, Sonia. Rencontre avec une pièce à la fois expérimentale et forte, austère et poignante, mise en scène par Tatiana Frolova.[…]

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Dominique Houcmant/Goldo
© Dominique Houcmant/Goldo

Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu : une pièce entre rire et drame

Au Théâtre de la Croix-Rousse le 21 et le 22 octobre est représenté Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu. Ce spectacle, présenté en avant-première dans le cadre du Festival Sens Interdits, a été conçu et mis en scène par le NIMIS groupe. Une pièce engagée à aller voir et revoir absolument ! Le NIMIS groupe est parti enquêter sur les migrants et les politiques migratoires qui conditionnent leurs vies. La pièce se nourri des témoignages de demandeurs d’asile qu’ils ont rencontrés. Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu, c’est donc aussi l’histoire de ces comédiens amateurs inclus à la troupe qui viennent nous raconter leur parcours.[…]

©Dominique Houcmant/Goldo
© Dominique Houcmant/Goldo

Le Nimis Groupe : Pour que ceux que j’ai rencontrés puissent me voir

Dans le cadre du Festival Sens Interdits, les quatorze comédiens du Nimis Groupe ont présenté Ceux que j’ai rencontré ne m’ont peut-être pas vu, les 21 et 22 octobre au Théâtre de la Croix Rousse. Ce collectif constitué d’anciens élèves du Théâtre National de Bretagne et du Conservatoire Royal de Liège, s’est formé il y a cinq ans autour d’un questionnement citoyen : alors que l’union européenne valorise et finance des échanges culturels internationaux, elle investit également énormément d’argent pour l’expulsion des migrants et la protection des frontières. C’est d’une rencontre forte avec six demandeurs d’asiles et réfugiés que naît la volonté de créer un spectacle qui donne la parole à ceux qui, isolés dans les centres de réfugiés, sont parfois fantasmés par les Européens qui méconnaissent leur quotidien.[…]

©Daniel Seffert
© Daniel Seffert

Hate Radio : Entendre la haine sous la musique et les rires

Dans le cadre du Festival Sens Interdits nous avons la possibilité de nous ouvrir à des pièces et des visions du monde qui s’engagent contre l’ignorance et la violence. C’est ainsi qu’a été sélectionnée la pièce Hate Radio de Milo Rau. Le dramaturge suisse qui a beaucoup voyagé (Cuba, Berlin, Bruxelles, ou encore Bucarest) est engagé depuis ses débuts. Il a fondé L’International Institute of Political Murder, un centre de production théâtrale et cinématographique qui lui a permis de distribuer ses spectacles : Hate Radio a eu du succès au Festival d’Avignon en 2013, sûrement parce que la pièce adopte un point de vue tranchant et juste sur le génocide des Tutsis au Rwanda.[…]

© Yvan Philmer
© Yvan Philmer

CAFI, de l’intime pour une Histoire vivante et poignante

Dans le cadre du festival Sens Interdits, le théâtre Jean Marais de Saint-Fons accueillait l’auteure et comédienne Vlada Merlet ainsi que le metteur en scène et acteur de la pièce Georges Bigot pour leur spectacle CAFI. Inspiré intégralement de témoignages d’habitants d’un centre d’accueil, avec l’appui de Pôleth Wadbled, sociologue, on assiste ici à bien plus qu’une histoire. Cette pièce est jouée dans différents théâtres (Théâtre de Givors, Théâtre Les Asphodèles, La Mouche à Saint-Genis-Laval) jusqu’au 27 octobre.[…]

© Jacob Gesing
© Jacob Gesing

SPEAK !, un appel à l’espoir et à la citoyenneté

SPEAK ! est un spectacle de Sanja Mitrovic présenté dans le cadre de Sens Interdits, festival international de théâtre. La Compagnie Stand Up All Production nous offre une pièce interactive pleine de surprises.SPEAK ! met en scène deux personnages, un homme et une femme, qui prononcent chacun un discours politique basé sur l’espoir, mais si l’un des discours est celui d’un démocrate, l’autre est celui d’un dictateur. À la fin de chaque round, le public doit voter pour l’un ou l’autre des personnages et quelle n’est pas notre surprise lorsqu’on se rend compte qu’on a voté pour le discours du dictateur ![…]

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© Heiko Shäfer

Displaced Women, un spectacle brouillon et peu percutant

Dans le cadre du festival Sens Interdits, les 24 et 25 octobre se jouait Displaced Women de Svetlana Alexievitch au Théâtre de la Renaissance. Ce spectacle aux multiples origines, de la Pologne à l’Allemagne, en passant par la Russie, évoquait le rôle, ou plutôt les rôles des femmes durant la seconde guerre mondiale. Retour sur un spectacle qui a hélas visé trop haut, et dont on ressort quelques peu perplexe…[…]

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©Samir Hadjazi

Médina Mérika : quand la modernité pousse un artiste au fond du trou et un spectacle sous les lumières

Le Festival Sens Interdits nous propose au Théâtre de la Croix Rousse, une pièce toute en musique, Médina Mérika. Le metteur en scène est Abdelwaheb Sefsaf, qui est aussi et avant tout musicien. De son ancien groupe Dezoriental à son nouveau groupe, Aligator, il poursuit sa création et son interprétation théâtrale de la musique. De 2012 à 2014, il dirige le Théâtre de Roanne. Deux ans après avoir accueilli ses spectacles Quand m’embrasseras-tu ? et Fantasia Orchestra, le Théâtre de la Croix Rousse présente Médina Mérika, une intrigue prenante et rythmée par la musique.[…]

©DR
©DR

Un Acceso à la vie et à l’amour malsain ?

Pour faire le lien entre les deux semaines du festival, Sens Interdits nous propose au Célestins du 25 au 27 octobre 2015, le spectacle Acceso, un monologue dynamique et dérangeant… S’il est vrai qu’un spectacle repose beaucoup sur son écriture et sa mise en scène, la performance des acteurs est elle aussi nécessaire pour la réussite d’un spectacle. La genèse du spectacle pourrait s’expliquer par ces quelques mots de Montaigne « parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Pablo Larraín, talentueux cinéaste chilien s’aventure sur les planches pour la première fois avec ce spectacle, car le temps réduit qu’offre une scène de théâtre et la proximité avec le spectateur permettent une meilleure réception de son message.[…]

©Esra Rotthoff

Common Ground : Une belle clôture pour le Festival Sens interdit

Le Festival Sens interdit qui avait commencé il y’a une semaine s’achevait donc hier mercredi 28 octobre avec Common Ground, un spectacle venu tout droit d’Allemagne. Et si le sujet, la guerre en Yougoslavie, ne semblait pas évident à traiter, c’est avec brio que Yaël Romen parvient à nous passionner, et même à nous faire rire et danser. Retour sur un moment fort et ingénieux.Nous l’avons vu avec tous les spectacles du festival : il n’est pas aisé de traiter avec intelligence et sans lourdeur des sujets dits sensibles. Common Ground est la preuve que cela est possible. Il est donc question ici de la guerre de Yougoslavie qui s’est déroulée dans les années quatre-vingt-dix.[…]

Sens Interdits

Deux visions de Dreamspell au Festival Sens Interdits

Les personnages de Dreamspell évoluent dans une atmosphère éminemment onirique, où tout semble bizarrement outré et décalé. Le spectateur entre dans le rêve du protagoniste principal, aisément reconnaissable du fait qu’il est seul à être habillé simplement, et le seul à adopter une attitude réaliste, opposée à l’extravagance de ses camarades. Ce personnage est immergé dans une espèce de salle de classe, et s’entretient successivement avec les autres élèves, avec les doyens et avec le chancelier de l’Université. L’atmosphère sonore est omniprésente tout au long de la pièce et favorise l’onirisme : un chœur de femmes est présent sur scène, en fond ; toutes sont encagoulées et  recouvertes d’une longue robe noire, ne laissant entrevoir que leurs yeux…[…]

©Samir Hadjazi
©Samir Hadjazi

Medina Merika : Le monde Arabe en musique et théâtre

Medina Merika est un spectacle musical qui interroge sur la situation actuelle du monde arabo-musulman, et notamment le Printemps Arabe, ce mouvement révolutionnaire qui a soulevé le Maghreb, faisant tomber une à une les dictatures.Prenant le contre-pied du discours majoritaire, le spectacle ne porte pas aux nues la révolution arabe ; au contraire, elle fait voir les revers de la médaille, des individus insultés, torturés et exécutés publiquement. Finalement, le spectacle pose, à nouveau, cette question qui poursuit le 20 et le 21ème siècle : la violence est-elle légitime pour la liberté ?[…]

20151019_festival-sens-interditsDébat : « Le théâtre à l’épreuve des exclusions »

Vendredi dernier à 18h30, Olivier Neveu, professeur d’Etudes Théâtrales à l’Université Lyon 2, a accueilli, sous le chapiteau du Festival Sens Interdits, l’équipe artistique de Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vu et de Dehors. Ce débat, qui, finalement, relevait davantage de l’entretien et de l’échange, a éclairé intelligemment à la fois les pièces et le fil rouge du festival : « le théâtre à l’épreuve des exclusions ».