Soirée d’ouverture du festival Utopiste : Du soleil dans le cœur

Hier soir, jeudi 2 juin, s’ouvrait sous la pluie le festival fondé par le théâtre des Célestins, Les Utopistes. Entre Utopie et cirque, entre rêve et réalité, retour sur la soirée qui a donné le feu vert à cette édition qu’on a tous hâte de découvrir !

©Festival Utopistes
©Festival Utopistes

Un festival avec du rêve à revendre

Les Utopistes existent depuis 2011 maintenant. Trois éditions que les spectateurs peuvent rêver, et finir l’année théâtrale par des moments festif, poétique, parfois même revendicatif. Un moment toujours plaisant que l’on peut retrouvez dans différents lieux culturels de Lyon, de la maison de la danse au TNG, avec bien sûr en son centre, le théâtre des Célestins.  Et cette troisième édition promet encore de belles choses. Et qui dit cirque, dit bien évidemment… Clowns ! Bien que ceux présents cette année soit foncièrement différents des uns des autres. Vous aimez l’humour visuel, les gags avec des chutes et des rebondissements ? C’est avec Marcel que cela se passe ! Ce spectacle, encore un peu jeune sur certains aspects, est porté par Jos Houben et Marcello Magni. De quoi passer un bon moment assurément. Si d’autres arts viennent se mêler à lui, James Thierrée est bien entendu un autre clown qu’il faut découvrir ou redécouvrir. Si La grenouille avait raison nous emporte dans un visuel fort et passionnant, il est hélas parfois trop peu compréhensible. Quant au clown, il s’agit là d’affaire parfois personnelle, fonctionnant ou non suivant les personnes qui y font face. Les amateurs de danse et d’acrobaties seront ravis, avec des univers qui promettent d’être tous passionnants. De deux corps à brut dans Noos ou accompagné d’une roue Cyr dans Sommium, notre appétit devrait être comblé.  N’oublions pas L’après-midi d’un Foehn et Vortex, deux spectacles de Phia Ménard, au cœur de la légèreté, ou des sacs plastiques riment avec poésie. Le jonglage sera bien évidemment représenté aussi, avec le collectif Petit Travers et leur forme courte, Nuit. Vous pourrez aussi retrouver des disciplines bien précises, comme le vélo acrobatique dans le spectacle très prometteur Ici ou là, maintenant ou jamais. Et parce qu’il faut savoir briser ses catégories, les spectacles de Sébastien Barrier, Chunky Charcoal et Savoir enfin qui nous buvons risque bien de nous surprendre. Et si vous avez envie de saupoudrez le tout d’un peu de littérature, courez voir le travail de Mathurin Bolze et sa compagnie Mpta et son travail autour du Baron Perché d’Italo Calvino. Et pour regrouper tout cela en un spectacle, c’est Mazut auquel il faudra rendre une petite visite…

©Festival Utopistes
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Mais une soirée en demi-teinte

Le festival s’annonce donc riche en découvertes, mais cette soirée d’ouverture reste malgré tout en demi-teinte. Le mauvais temps jouant d’ailleurs beaucoup sur ce sentiment. Pour ouvrir cette ouverture, parce qu’il le faut bien, les Célestins ont laissé leur place à Chloé Moglia, trapéziste, accompagnée de Noémi Boutin, au violoncelle. Deux techniciennes de haut niveau que le public a également pu retrouver une fois rentré au cœur même des Célestins. Deux performances donc avec les mêmes artistes. Deux performances incroyables par leur technicité, et qui ont su nous impressionner et nous surprendre. Mais la poésie manquait hélas un peu et on aurait aimé pouvoir s’accrocher, telle la danseuse à sa barre de fer, à une histoire. Un beau moment malgré tout, qui nous a montré combien le corps humain est plein de ressources. Autour de cela, Sébastien Barrier nous a emportés lui par son flot de paroles, un peu trop parfois… Un orateur qui a donc agrémenté la soirée de ses avis, hélas bien trop souvent négatifs et virulent, sur ces camarades circassiens. Il était d’ailleurs accompagné de son collègue Bonnefrite, qui a illustré avec beaucoup de talent, l’ensemble de la programmation du festival. Pour conclure la soirée, retour sur la place des Célestins avec Johann Le Guillerm et ses bouts de bois. Et pour se souvenir de ce festival, quoi de mieux que de repartir avec une affiche sérigraphiée directement sur place !

Le festival des Utopistes s’est donc ouvert timidement hier, mais il laisse place, pour sûr, à des spectacles qui vous emporteront l’esprit et le cœur. Alors, laissez-vous tenter, approchez ces corps de chair ou de plastique, et découvrez ces envolées. Vous avez jusqu’au 11 juin pour en profiter, alors, volez !

Marie-Lou Monnot

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