TOP 5 : Cinéma

 

L’année 2019 nous a encore une fois offert de magnifiques films, et se préparent en ce moment les habituelles cérémonies de remise des prix du début d’année, comme les Césars chez nous et les Oscars outre-atlantique. Mais alors que les nominations ne sont pas encore annoncées, le doute se fait déjà ressentir quant à la parité des réalisateur.rice.s nommé.e.s. L’année dernière aux Césars, seule Jeanne Herry avait été nommée dans les catégories très prisées de meilleur.e réalisateur.rice et de meilleur film pour Pupille. Même si les choses changent et qu’une place plus importante est donnée à la création féminine, il est dommage de voir que cela ne transparaît pas dans les cérémonies populaires qui récompensent l’année cinématographique et qui montrent très peu la réalité du paysage. Pour ce top, j’ai donc décidé de choisir cinq films qui m’ont touchés parmi les nombreux réalisés par des femmes cette année.

(Image mise en avant : © Elisabeth Coumel)

 

Booksmart, Olivia Wilde

BOOKSMART© ANNAPURNA PICTURES, LLC.

On commence avec un film produit par Netflix, réalisé par Olivia Wilde, que vous connaissez peut-être davantage devant la caméra. Elle signe ici un premier long métrage sous sur le thème de l’adolescence et du passage à l’âge adulte de deux jeunes lycéennes qui vont vivre la nuit la plus folle de leur vie, après des années à refuser de faire la fête pour se concentrer sur leurs études. Portée par la fougue et le dynamisme des deux comédiennes principales, Kaitlyn Dever et Beanie Feldstein, ainsi que par des seconds rôles délicieusement absurdes, cette comédie s’amuse de tous les codes du film de lycée et nous dévoile une vision plus que touchante de l’adolescence.

Portrait d’une jeune fille en feu, Céline Sciamma

Pyramide distribution © Pyramide distribution

La naissance d’un amour entre une peintre et sa modèle dans la France du XVIIIesiècle. Le dernier film de Céline Sciamma s’intéresse avec brio à la passion qui grandit entre les deux femmes. Vous pouvez retrouver notre avis détaillé dans cet article.

Skate Kitchen, Crystal Moselle

makadam distribution© Makadam Distribution

Sortit en France début 2019, Skate Kitchen nous invite à suivre la vie d’un groupe de skateuses new-yorkaises et particulièrement Camille dont la passion pour ce sport va la pousser à s’émanciper d’une mère protectrice. Dans la lignée des films emblématiques de la culture skate, Les seigneurs de Docktown en tête,  et en reprenant une esthétique presque documentaire à la Larry Clark, Crystal Moselle se démarque en choisissant New York comme décor au lieu du traditionnel Los Angeles et ses routes en pente.

Port Authority, Danielle Lessovitz

ARP distribution©ARP distribution

Un autre film indépendant qui s’intéresse à la métropole américaine, mais cette fois-ci, c’est dans le quartier de Harlem que Danielle Lessovitz nous invite à découvrir la culture des ballrooms, à travers les yeux de Paul. Un très beau parcours vers l’acceptation de soi et des autres que vous pouvez retrouver en détail dans cet article.

HOMMAGE : Sans toit ni loi, Agnès Varda (1985)

DR©DR

Cette année marque également la perte d’une réalisatrice française emblématique, Agnès Varda. Je vous invite donc à re-découvrir un de ses films de fiction, Sans toit ni loi, sorti en 1985, avec la jeune Sandrine Bonnaire dans le rôle de l’impétueuse Mona. Un combat pour la liberté, filmé comme seule Varda peut le faire, où chaque rencontre que fait Mona amène une réflexion sur son parcours et donne des scènes puissantes.

Bonus série 

Fleabag et Killing Eve, de Phoebe Waller-Bridge

2011283.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx© Fleabag

Côté série, 2019 est décidément l’année de la britannique Phoebe Waller-Bridge avec le retour de sa série Fleabag pour une saison deux tout aussi qualitative que la première.

Fleabag, interprétée par Phoebe Waller-Bridge elle même, est une londonienne de trente ans qui semble avoir quelques difficultés à entretenir de bonnes relations sociales et familiales. La force de cette série, c’est non seulement le système de narration atypique, puisque la jeune femme s’adresse régulièrement aux spectateur.rice.s comme si nous étions tout droit sorti.e.s de sa conscience, mais également une maîtrise du mélange de tons plutôt remarquable, notamment grâce à la capacité de l’humour typiquement anglais à parvenir à nous faire rire avec des sujets tragiques. Portée par une interprétation excellente de la part de tous les comédiens,  cette courte série (6 épisodes par saison) est un régal.

Phoebe Waller-Bridge est également la créatrice de Killing Eve, qui suit la relation obsessionnelle qui se développe entre une assassine et l’agent du MI-5 qui la traque. Une série originale et rafraîchissante dont le succès aussi bien public que critique est plus que mérité.

 

 

Ambre Article rédigé par Ambre Bouillot

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