Un concert en MJC ? Et à Bron en plus ?  Du « trip-hop », du « deep house » et de la Transe

Pour aller au Jack Jack quand on est lyonnais, c’est un peu l’aventure. On prend des métros, des bus, des trams et des vélos et on atterrit devant une MJC silencieuse, pas un rat dans le périmètre. Une salle de concert ici, ça parait improbable. Pourtant on nous invite à avancer dans un couloir, on dévale l’escalier, on franchit la grande porte noire et on change d’univers.
Une petite salle sans prétention mais le son déjà emplit nos oreilles d’ondes délicieuses. On rentre, un peu timide parce qu’il n’y a pas grand monde et on s’ajoute discrètement à la poignée de gens statiques au premier rang.
Le 6 novembre, sur la scène, c’est Wild Wild Waves, « trip-hop » et « deep house ».

Mais qu’est ce que ça veut vraiment dire ? 

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Quand on était là, devant ce groupe qui m’était inconnu, il y avait un mot dans mon esprit : transe. Transe dans le son, les basses et la rythmique. Transe dans l’énergie collective du groupe au public. Transe dans la danse mystique de la chanteuse, dans les notes qui rentrent dans tes oreilles et qui descendent le long de ton corps.
Pourtant les gens ne dansent pas transe. Et si au début c’est incompréhensible, on comprend : ils écoutent avec attention, une pointe de fantasme dans leurs regards.
La voix d’église en résonance qui incite à l’élévation, les jeux de lumière et le son d’une qualité incroyable, se rajoutent à l’osmose et nous invitent encore au voyage.

On a plané sans drogue

Parce que c’est ça, Wild Wild Waves. Du psychédélique transcendant et hypnotique.
On se remet à peine de ses émotions, que déjà une autre voix s’élève puissamment dans la salle.
Le genre de voix qui te fait perdre la tienne. le genre de voix qui te fait lever de ton siège pour aller voir plus près.

Sur scène, St Lô, une infinité de sons en un mélange subtile d’horizons

st lô

Une voix soul envoûtante, éclatante presque translucide, des sons électro qui tapent ton cerveau et du rock énervé.
Une dynamique fracassante, ça bourdonne dans le bas du ventre, le public a vibré.

Le Jack Jack c’est sans artifices ni fioritures : l’ambiance est à la convivialité et à l’intimisme. La programmation alternative dédiée aux musiques actuelles donne à ce lieu une bonne raison pour ne plus subir les salles sur-bondées de Lyon.
Alors pour ceux que le demi à 4€ scandalise, ici on le trouve à 2€50 et on est servi avec le sourire !

 

Juliette Descubes

 


 

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