VAGUES : l’interview

Cette semaine nous partons à la découverte de la scène rock de notre chère et tendre ville : Lyon. Nous sommes donc allé.e.s à la rencontre de VAGUES et nous avons pu interviewer Yann, chanteur du groupe et son frère Tanguy, batteur. (Photo mise en avant : © Aurélien Mariat)

 

©  Vagues 2EP © Vagues

  • Vagues c’est une histoire qui dure depuis plusieurs années, comment vous êtes vous rencontrés? 

Tanguy : Yann et moi on se connaît depuis toujours, puis Paolo était au lycée avec Yann et a intégré le groupe au tout début. Ensuite on était à la recherche d’un bassiste, on a donc commencé par auditionner Pablo. Au début on a découvert que Pablo faisait des compos sur son Facebook, cela nous a plu, c’était en accord avec l’univers musical que l’on voulait instaurer.  

Yann: Officiellement Vagues a commencé en 2016. C’était la suite d’un autre projet dont on faisait partie avec Tanguy qui lui, commençait la musique. Petit à petit il y a eu des changements de membres, et Pablo et Paolo sont arrivés. On s’est rendu compte qu’il y avait un réel changement artistique, surtout au niveau de la création, on a donc décidé de repartir de zéro avec Vagues. 

 

  • Pourquoi « VAGUES » ? 

Tanguy: On voulait déjà quelque chose de français, en un seul mot, et que ceci soit impactant. On s’est rendu compte que cela collait avec la musique, on oscille entre passages rock brut et passages plus planants avec des ambiances post-rock.

Yann: Avant même le nom du projet, on trouvait le thème de l’océan assez inspirant en terme de textes comme pour Naufrage, un de nos premiers morceaux. Les gens se souviennent assez bien de ce nom, cela a permis de créer autour un univers visuel intéressant. 

©  Vagues

Logo © Vagues

 

  • Vous êtes en préparation de votre deuxième EP, que pouvez-vous déjà nous dire dessus? Va-t-il être dans les mêmes univers et sonorités que le premier, Depuis les toits ? 

Tanguy : Cela reste dans l’univers du premier mais on a beaucoup plus exploré pour ce deuxième. Il y a pas mal de changements qui ont été opérés. Ce que l’on peut déjà dire est que l’EP est fini d’être enregistré et cela sortira d’ici 2020, le temps de booker, faire une promo, etc.

Yann : Tourner des clips aussi, et surtout préparer au mieux toute la sortie. On s’est un peu ouvert de nouvelles portes avec ce second EP. Il y aura deux morceaux que l’on joue depuis assez longtemps dont le premier que l’on a écrit, Grand incendie, mais aussi La Tempête, et trois autres que l’on a créés vraiment pour l’EP. Avec de nouvelles directions artistiques pour ne pas tomber dans la redite du premier, on a envie d’avancer artistiquement aussi. 

 

  • Vous étiez donc en studio dernièrement pour enregistrer ce nouvel EP ? 

Tanguy : Oui, le même studio que pour le premier. Les gars du studio sont très impliqués dans le projet, au-delà de l’enregistrement ils ont aussi pris part à la direction artistique et n’hésitent pas à nous donner leur avis sur plein de choses. 

Yann : On considère aussi les gars du studios comme des membres à part entière de l’équipe et du projet. Vagues ce n’est pas juste nous quatre. 

 

  • La grande et surtout belle surprise est que vous remettez sur le devant de la scène la langue française et la poésie. C’est un parti pris important pour vous?

Yann: C’est une part énorme de notre identité, on en est bien conscients. Dès le départ, on s’était dit qu’il fallait mettre en avant la langue française et le côté poétique des textes, cela nous tient vraiment à coeur. En plus de cela, on a des messages assez forts à faire passer comme dans La Tempête où il y a quelque chose de plus politique derrière et d’engagé. Et la poésie, pour moi, c’est la beauté du langage et de l’expression via le texte. La poésie mise en musique me fascine à travers l’exploration des sonorités de la langue.

Tanguy : En français les textes sont plus impactants. Le fait d’écrire en français vient aussi de nos influences, on s’inspire beaucoup de l’univers post-rock qui à la base est de la musique instrumentale mais la musique avec chant que l’on écoute gravite souvent autour du chant en français. Dans nos influences principales on peut citer Feu Chatterton! par exemple. 

 

  • Comment procédez-vous pour la composition des morceaux? 

Yann: Pour la musique on procède à quatre, on est très démocratiques. Si nous ne sommes pas tous les quatre d’accord, il ne se passe rien. Par contre, je vois les textes comme quelque chose de plus personnel et j’écris dans mon coin.

 

  • Cet été vous avez joué en première partie de Requin Chagrin qui commence à se faire une belle place sur la scène française, comment c’était ?

Tanguy : La date était super cool et le groupe très sympa. Il y a eu un bel échange autant humainement que musicalement. Et le cadre de la date était vraiment impressionnant. Jouer à Bourg-en-Bresse dans le monastère de Brou donnait une ambiance particulière rien qu’au niveau de l’éclairage. 

 

  • Et dernière question, comment voyez-vous évoluer le rock sur la scène musicale française et surtout à Lyon?

Yann : Il y a de belles choses qui se passent pour le rock et j’ai assez confiance en ce qui arrive. À Lyon il y a plein de groupes qui se forment (je pense aux copains Kitch et The Great Delusion). Il y aussi de très bonnes salles avec de superbes programmations comme l’Epicerie Moderne, le Farmer, le Sonic…

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© Aurélien Mariat

DATES À VENIR : 

  • LYON le 11 octobre au Chromatique (en première partie de BRUME) 
  • CHAMBÉRY le 21 novembre au Brin de Zinc (en première partie de PRATOS & ASHINOA)  

 

 

LucilePropos recueillis par Lucile Sauverzac. 

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