Wolverine : Mission Madripoor ou Wolverine en petite forme

Petit retour sur le Lyon BD Festival qui a eu lieu les 13 et 14 juin. On continue notre voyage dans le monde des bandes dessinées en vous présentant Wolverine : Mission Madripoor, de Paul Cornell.

Portrait express

Vous avez sans doute déjà entendu parler de Wolverine, l’un des plus célèbres héros Marvel. Sinon, une piqûre de rappel s’impose. Wolverine, aussi connu sous le nom de Logan, est un mutant (le stade supérieur de l’évolution génétique) qui fait partie des X-men, une équipe de super-héros. Son pouvoir : un facteur auto-guérisseur qui lui permet de se remettre de tout en un clin d’œil. S’ajoutent à cela un squelette d’adamantium (une matière indestructible) et des griffes du même métal à chaque main. Dernier point pour cette présentation : Wolverine n’est pas réputé pour sa tendresse. Sauvage et brutal, il est parfois plus proche de l’animal que de l’homme. Il faut dire aussi qu’il n’a pas eu un passé facile, entre les expérimentations dont il a été la victime et qui ont fait de lui l’arme qu’il est, et un certain nombre d’histoires d’amours qui ont fini tragiquement. De quoi en briser plus d’un. Mais Wolvie a trouvé chez les X-men la paix, et s’est même imposé comme un leader. Mais depuis quelques mois, Marvel s’est mis en tête de chambouler l’univers de ses héros (au grand désarroi des puristes, dont je fais partie) : c’est la phase Marvel Now.

Mission compromise

Dans Mission Madripoor, une histoire signée Paul Cornell, Wolverine n’a plus son pouvoir auto-guérisseur, et n’est plus membre des X-men. On le retrouve ici agent secret, au service du S.H.I.E.L.D, infiltré dans l’équipe d’un criminel pour tenter de déjouer les plans de son pire ennemi, Dents de sabre (version sans foi ni loi de Logan).

wolverine madripoor 2
Disons-le tout de suite : Mission Madripoor n’a absolument rien d’exceptionnel. Ce n’est pas le genre de BD qui vous laisse une terrible envie de connaître la suite de l’histoire. Wolverine est à la recherche d’un objet mystérieux, dont on ne sait pas grand chose, au point qu’on s’en désintéresse finalement. Le scénario ne parvient pas à nous entraîner, et c’est dommage. Le moment où le X-men (ou ex-X-men) se retrouve confronté à des doubles de lui-même est sûrement le passage le plus significatif du manque de sens de l’ensemble.
À noter quand même un effort pour donner un peu de relief à l’intrigue, qui fonctionne plutôt bien : Wolverine est mal à l’aise à l’idée de mentir à l’équipe qu’il a infiltrée (tout compte fait pas si mauvaise), et notamment à Pinch, jolie jeune femme avec qui il entretient une liaison amoureuse. Encore une fois, le héros est un tombeur, mais l’amour et lui, ce n’est décidément jamais simple. À souligner également un passage en focalisation interne qui donne une profondeur bienvenue à Pinch.

Peut mieux faire

Côté dessin (dans les comics, ça compte, et pas qu’un peu), les planches de Gerardo Sandoval nous laissent mitigés. Pas mauvaises, mais pas particulièrement bonnes. Autant Pinch est bien dessinée, autant Wolverine n’apparaît pas sous son plus beau jour : les traits sont un peu grossiers, et sa coiffure n’est pas sans rappeler parfois la tête d’un hibou… On a tout de même connu pire, mais on a aussi connu beaucoup mieux en matière de comics sur Wolverine, tant pour l’intrigue que pour les dessins.

Autrement dit, Mission Madripoor est loin d’être un incontournable. Dans le genre, ruez-vous plutôt sur l’excellent Old Man Logan, parfait à tout point de vue – un comics comme Wolverine mérite d’en avoir.

Richard

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